Ils contestent avec virulence la version des faits donnée par l’ancien membre et ministre du MMM. La première salve est venue du secrétaire général du MMM. « Bon débarras ! » lance Rajesh Bhagwan à l’encontre de Sangeet Fowdar, en insistant sur le fait que sa démission est intervenue après qu’il a appris sa suspension des instances du parti.

Les cadres du MMM précisent d’ailleurs que Sangeet Fowdar avait joué un rôle très effacé au sein des différentes instances du parti. Tandis que les uns précisent que le démissionnaire n’avait pas été élu au comité central lors des dernières élections, d’autres apparatchiks du MMM expliquent que c’est Paul Bérenger lui-même qui a permis à Fowdar de se remettre en selle après avoir délaissé sa circonscription de La Caverne/Phoenix (no 15). En effet, c’est le leader des mauves qui a repêché Fowdar en lui permettant de faire partie du bureau politique mauve.

Cette décision reste en travers de la gorge de Raj Nuckchady, avocat du MMM et membre du comité central du parti. Ce dernier est d’ailleurs catégorique : « Sangeet Fowdar ne peut pas dire qu’il s’est exprimé contre l’alliance PTr-MMM. Car il n’a même pas pris part aux votes sur la question. Que ce soit au bureau politique, au comité central ou durant l’assemblée des délégués. »

Nuckchady et Bhagwan se rejoignent sur un autre point : Fowdar a tenté de faire peser dans la balance son appartenance ethnique pour rester dans la course aux tickets. Or, précisent les deux cadres du parti, c’est son faible ancrage dans la circonscription, plus que tout autre facteur, qui avait déjà scellé son sort de candidat « non-electable ».

A la suite de sa démission, Fowdar a toutefois expliqué aujourd’hui ne pas être à la recherche d’un ticket au sein de l’Alliance Lepep.