L’objectif est atteint. Google, Yahoo, Facebook, Apple, Microsoft et LinkedIn peuvent désormais publier le nombre de requêtes reçues du gouvernement pour l’obtention d’informations suite aux injonctions de tribunaux tombant sous le coup des National Security Letters (NSL) et de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA). Un accord a été trouvé entre les différentes parties la semaine dernière.

Depuis les révélations d’Edward Snowden, ces compagnies s’étaient regroupées pour faire pression sur le gouvernement américain pour plus de transparence sur le fait qu’elles étaient surveillées par la National Security Agency (NSA). Plusieurs d’entre elles étaient même allées jusqu’à poursuivre la FISA. Les plaintes ont été abandonnées suite à l’accord signé, durant la semaine dernière, quant aux nouvelles conditions de divulgation d’information.

« Nous croyons que le public doit connaître dans quelle mesure les gouvernements demandent les informations des utilisateurs de Google », rapporte Google sur son blog. Et de poursuivre plus loin : « Plus de transparence est nécessaire pour que chacun puisse mieux comprendre comment fonctionnent les lois sur la surveillance et si elles sont, ou non, au service de l’intérêt général. »

Selon Mashable.com, cet accord permet aux compagnies de publier le nombre de requêtes sous la FISA et les NSL par groupe de 1 000, au lieu de chiffres exactes. De plus, les compagnies peuvent décider si elles veulent classifier l’information en termes de requête de contenu (accès libre aux e-mails et autres communications) et de non-contenu (ayant rapport aux statistiques). Autre condition : les compagnies ont six mois pour soumettre ces informations.

De janvier à juin 2013, les utilisateurs de Yahoo ont été les plus affectés par les demandes de la FISA, avec entre 0 et 999 requêtes touchant entre 30 000 et 30 999 comptes.

Source : Mashable.com

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