Cela fait six mois que les sinistrés du cyclone Berguitta attendent de voir la lumière au bout du tunnel. Onze familles ont trouvé refuge dans le centre social de Saint-Malo, à Baie-du-Tombeau, leurs cases n’ayant pas résisté aux inondations. Vivant dans des espaces séparés par des rideaux, ces familles tentent tant bien que mal de se créer un semblant d’intimité. Elles partagent également une cuisine commune, ce qui les oblige à manger les mêmes plats. À l’extérieur, à quelques mètres à peine de la route principale, des nappes en plastique tendues sur des fils autour d’un tuyau d’arrosage font office de salle de bains. Après une grève de la faim la semaine dernière, elles ont été reçues par la National Housing Development Company (NHDC) vers laquelle elles se sont tournées pour obtenir un logement. Le directeur de l’organisme, Gilles L’Entêté explique que ces familles vont devoir patienter, car aucune « priorité ne sera donnée à qui que ce soit ».