Une onde de choc traverse actuellement le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi Motors. Son président, Carlos Ghosn, a été arrêté à Tokyo ce lundi 19 novembre pour avoir dissimulé une partie de ses revenus au fisc japonais. Le directeur de Nissan, Hirato Saikawa, a indiqué qu’il proposé la mise à l’écart du franco-libyen, présenté comme celui qui a su faire remonter la pente à la société nippone, du conseil d’administration ce jeudi.

Carlos Ghosn est soupçonné d’avoir sous-évalué de cinq milliards de yens, soit l’équivalent de Rs 1,5 milliard, sa rémunération de Rs 3 milliards. L’agence de presse japonaise Kyodo explique que cette remonte à la période de 2011 à 2016 alors que sa mise en examen a été révélée par le quotidien à grand tirage Asahi Shimbun.

En France, L’Elysée a confirmé qu’une «procédure est en cours» au Japon. Le président Emmanuel Macron a, de son coté, indiqué qu’il était «trop tôt pour se prononcer sur la réalité des faits». Non sans souligner que «l’État sera extrêmement vigilant quant à la stabilité de l’alliance et au groupe Renault».

Si Nissan est devenu une société florissante, c’est en grande partie grâce à Carlos Ghosn surnommé le «cost killer». Il a débarqué au Japon en 1999 pour redresser Nissan, alors en chute libre, et qui venait de s’allier avec Renault. Il a cédé les rennes de l’entreprise en 2017 à Hiroto Saikawa pour se concentrer sur l’alliance de Renault et Mitsubishi Motors, faisant du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi Motors le premier groupe mondial à avoir dépassé Toyota et Volkswagen en en termes de ventes.

Le titre de Renault s’est effondré de plus de 10% à la Bourse de Paris à l’annonce de cette nouvelle.