Selon les définitions sociologiques, la société serait un ensemble d’individus de la même origine en interaction.

On peut donc dire qu’il existe des sociétés selon la nationalité, l’ethnie, la religion ou la couleur des cheveux par exemple. Selon l’écrivain irlandais Oscar Wilde, « la société est un concept mental, en réalité, il n’existe que des individus ». La société, de par son essence même, n’est pas authentique puisqu’il s’agit d’une invention mentale de l’homme.

Bien souvent, nous nous définissons par notre profession, nos diplômes, notre religion ou nos possessions matérielles. Nous appartenons à un groupe social par choix ou par défaut à cause de ces caractéristiques communes. Plus nous évoluons dans les hautes sphères et plus les relations deviennent artificielles car ces caractéristiques prennent de plus en plus d’importance.

Les rangs sociaux sous-entendent l’existence de classes inférieures et supérieures. Généralement, le compte en banque ou la profession définissent votre rang social. Un évêque ou un médecin ne sont pas forcément riches matériellement mais ils occupent une place importante au sein d’une société.

Un pompier serait hiérarchiquement classé sous un footballer international alors que le pompier sauve des vies en risquant la sienne et que le footballer tape dans un ballon. C’est la logique de notre société.

Votre portefeuille bien garni n’est cependant pas un passe-partout, et vous ne pourrez pas forcément intégrer les microsociétés comme certains clubs exclusifs (les WASP aux Etats-Unis, Le Siècle en France) ou les confréries (les Francs-maçons, les Illuminatis). Il s’agit de jeux avec leurs propres règles et vous avez de quoi vous amuser toute votre vie, si vous voulez y participer.

Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de rajouter une surcharge de superficialité dans sa vie, à moins que cela soit une étape obligatoire pour l’atteinte d’un objectif précis (la création d’un réseau de contacts, par exemple). A quoi servent les fausses relations à part de gaspiller votre énergie ?

L’escroquerie du siècle a été réalisée grâce à une manipulation par l’image dans les plus hautes sphères de la société mondiale. C’est avec son image de « bon du trésor juif » et de gestionnaire ultra compétent que Bernard Madoff a fait perdre 65 milliards de dollars principalement aux individus de la société juive qui lui faisaient confiance aveuglément.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère spirituelle et authentique. Focalisez-vous sur le vrai ; tant que vous savez QUI vous êtes, vous ne vous perdrez pas dans cette jungle sociale. « Etre soi-même dans un monde où tout est fait pour vous faire devenir quelque chose d’autre est le plus grand des accomplissements », disait le philosophe américain Ralph Waldo Emerson.

L’essentiel, c’est de ne pas oublier que la société est un jeu avec des règles et des personnages. Le jeu n’en vaut pas la chandelle s’il ne sert pas à atteindre des objectifs.

Rappelez-vous que la plupart des génies qui ont révolutionné les sociétés sont d’abord passés pour des fous et ont dû remettre en cause la pensée unique, certains au risque de leur propre vie comme Galilée (menacé de mort par l’Eglise catholique), Martin Luther King (assassiné), Gandhi (assassiné), Nelson Mandela (emprisonné) et tant d’autres sans qui le monde n’aurait pas été ce qu’il est aujourd’hui.

« Apprenez les règles et vous saurez comment les briser correctement », a dit le Dalai Lama. Et les règles changent avec le temps. Les femmes d’hier, bien en chair, étaient à la mode. Aujourd’hui, ce sont des squelettes vivants sur un podium. Michael Jackson était traité de pédophile, à sa mort, il est devenu un demi-dieu. Le monde tourne, les images restent illusoires.