Le Japon, qui négocie un accord de pêche avec Maurice, entend mettre un terme à l’interdiction de la chasse commerciale à la baleine. Il estime que les populations de certains types de baleines se sont suffisamment rétablies pour permettre la reprise d’une chasse «durable».

Une délégation forte de soixante-dix personnes est présente à la réunion annuelle de l’International Whaling Commission (IWC) qui s’est ouverte lundi à Florianópolis, au Brésil, pour soutenir que le moratoire de 1986 sur la chasse commerciale était une mesure temporaire. Ce qui n’est pas au goût de l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne.

Le ministre brésilien de l’Environnement Edson Duarte, rapporte le magazine français Sciences et Avenir, a déclaré à l’ouverture que «l’heure était venue d’avancer, pas de reculer» tout en faisant ressortir aux délégués de leur «devoir de donner une impulsion décisive en direction de la préservation des cétacés».

Le Japon avait déjà annoncé il y a quelques semaines qu’elle allait faire une demande pour la reprise partielle de la chasse commerciale auprès de la Commission baleinière internationale. Il souhaite un quota de pêche sur certaines espèces, bien qu’il continue à tuer des cétacés sous couvert de programme de recherches scientifiques.

Bien que signataire du moratoire sur la chasse à la baleine, le Japon exploite une faille qui permet la chasse aux baleines pour des recherches et qui permet de mettre en vente la viande. La Cour internationale de Justice a même l’a même sommé, en 2014, de mettre fin aux campagnes de chasse dans les eaux de l’Antarctique, estimant que ses campagnes n’avaient rien à voir avec la recherche scientifique.

La campagne de 2015 dans l’Antarctique avait été annulée, mais il est allé de l’avant avec celle de 2016. Lors de sa dernière campagne, le Japon a tué 122 baleines enceintes et capturé 181 femelles et 53 juvéniles parmi 333 rorquals.