Les protestations de l’opposition et de citoyens n’y auront rien changé. Le Finance Bill a été voté hier. Les changements polémiques à certains textes de loi.

Ceux apportés à la Gambling Regulatory Authority (GRA) Act ont été vivement critiqués, la veille, par le Mauritius Turf Club. Des remarques reprises notamment par le leader de l’opposition Xavier Duval mais aussi Shakeel Mohamed (PTr) ou encore Reza Uteem (MMM).

Duval a ainsi dénoncé le fait que les amendements permettront à la GRA de s’ingérer dans les affaires de l’organisateur. Mais aussi qu’ils pourraient favoriser un opérateur de paris avec l’imposition d’une limite au cash. Le leader du PMSD n’a pas manqué de souligner que les auteurs du rapport Parry sur les courses hippiques ont, durant le week-end, affirmé ne pas être derrière ces amendements.

Durant son summing up, Pravind Jugnauth a justifié les amendements proposés dans son Finance Bill. S’attardant sur ceux à la GRA Act, le ministre des Finances a vertement tancé le MTC. Arguant que ce dernier ne peut être «juge et partie», soit à la fois organisateur de courses hippiques et régulateur.

Soulignant la récente polémique où des jockeys étaient sur le catamaran d’un bookmaker, ou encore «jockeys and bookmakers wining and dining», le Premier ministre insiste qu’il faut de l’intégrité dans ce secteur et non des courses «décidées à l’avance».

Autres changements qui font polémique mais qui ont été adoptés, ce mercredi 19 juillet : ceux apportés à la National Heritage Fund Act pour déclassifier les bâtiments patrimoines nationaux. Ainsi que ceux concernant la carte d’identité biométrique.

Pravind Jugnauth en a profité pour préciser que la School, qui abritait à ses débuts le collège Royal de Port-Louis, n’a jamais été classée patrimoine national.

Revenant sur la polémique sur la carte d’identité, le Premier ministre a rappelé en long et en large le jugement de la Cour suprême en sa faveur, dont certains arguments ont été repris par le Privy Council. Pravind Jugnauth note qu’au vu des plus de Rs 1,2 milliard qu’a mobilisées le projet de carte d’identité biométrique, il nous revient de l’utiliser au mieux.

Plus tôt, Yogida Sawmynaden justifiait les changements apportés à la National Identity Card Act. Assurant qu’il n’y avait pas de danger quant à la sécurité des données biométriques, qui ne sont pas conservées «dans la durée», a insisté le ministre des Technologies.

Les amendements que contient le Finance Bill font provision pour des lecteurs de cartes biométriques dans le privé.

Sawmynaden a pointé du doigt la «petite poignée de détracteurs» qui veulent faire croire le contraire au public. Ces amendements ont été votés avec des modifications, pour notamment enlever la mention de lecture des empreintes digitales.