Le comité parlementaire sur l’Independent Commission against Corruption (ICAC) tient une réunion urgente ce vendredi après-midi. Cela après une demande faite en ce sens par Shakeel Mohamed, qui siège sur le comité. Le député travailliste estime que les récents événements dans le sillage de l’enquête que mène la Commission anticorruption par rapport à l’affaire Sun Tan « ont créé une situation malsaine à l’ICAC ». Et que si une telle situation persiste, « cela minera davantage la confiance du public » dans cette institution. « C’est notre devoir envers le public d’obtenir des réponses de l’ICAC », écrit Shakeel Mohamed.

Dans sa missive, envoyée tard dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet, le député évoque les « graves allégations faites par le DPP à l’encontre d’individus en relation avec l’enquête de l’ICAC sur Suntan Hotels PTY », la démission de Shakilla Jhungeer et le communiqué qu’elle émis pour en faire état, les « versions contradictoires et qui portent à confusion » quant au démarrage des investigations de l’ICAC sur Suntan Hotels PTY.

Contacté, Maneesh Gobin précise d’emblée que bien que Shakeel Mohamed a demandé la présence de Lutchmeeparsad Aujayeb ce vendredi, le directeur général de l’ICAC « est toujours présent à ces réunions ». Et que le comité a une « charge purement administrative et n’a pas de juridiction sur les enquêtes en cours ». Le président du comité parlementaire indique également qu’il ne peut s’« avancer sur ce qui sera discuté vendredi entre les neuf membres du comité ». Il concède toutefois que ce ne sera pas une « réunion de routine, un membre du board, un assessor ayant démissionné ».

Photo (ICAC) : Salim Abbas Mamode, Dharmendar Sesungkur, Maneesh Gobin, Rajesh Bhagwan, Veda Baloomoody et Shakeel Mohamed font partie du comité parlementaire sur l’ICAC. De même que Ravi Rutnah, Zouberr Joomaye et Sanjeev Teeluckdharry, absents de la photo.