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Les débats sur le Business Facilitation Bill ont pris fin aujourd’hui. Le projet de loi a été voté avec amendements, après les interventions de Sudesh Rughoobur et d’Alan Ganoo. Celles-ci se sont d’ailleurs passées dans une ambiance bon enfant durant la tranche matinale de cette séance parlementaire.

Durant son summing up, le Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth a répondu à certains arguments avancés par les membres de l’opposition la semaine dernière.

Xavier Duval, leader de l’opposition, et Reza Uteem, député MMM, avaient avancé que cette loi ne comprend aucune réforme significative. Ce à quoi Pravind Jugnauth a répondu que le but de ce texte n’est pas d’être exhaustif mais de proposer des solutions d’urgence à certaines lacunes.

Le Premier ministre a aussi assuré que le prochain Budget contiendra des mesures pour «améliorer l’environnement des affaires».

S’agissant de l’utilisation les sceaux au niveau des entreprises, le Premier ministre explique que les amendements à la Companies Act ne les rendent pas illégaux. Cependant, ils ne seront plus obligatoires.

Du côté des banques commerciales, elles accepteront bientôt les certificats de constitution électroniques émis par le Registrar of Companies, cela suite à un amendement de la Bank of Mauritius Act.

Le président du Mouvement patriotique Alan Ganoo s’est, quant à lui, exprimé en faveur de cette loi. Selon lui, une fois voté, le Business Facilitation Bill réduira les procédures administratives, renforcera l’économie digitale et le secteur manufacturier. Cependant, le député insiste que cette loi sera utile mais pas suffisante. Selon lui, les scandales accumulés par le gouvernement ont terni l’image de Maurice en tant que centre financier, causant un ralentissement dans les investissements.

Lors de son intervention, Alan Ganoo a aussi déploré le déclin dans le secteur des services financiers et le fait que la Financial Services Commission est toujours sans CEO.

En revenant sur les propos de ce dernier, le Premier ministre s’est dit d’accord avec lui sur le fait que cette loi soit un «grand pas en avant».

Sudesh Rughoobur, Le député MSM avance que le secteur privé doit aussi assumer sa part de responsabilité pour ce qui est de faciliter les affaires.

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