Les travaux parlementaires reprendront demain. Lalit réitère son appel au Premier ministre pour que le kreol soit introduit au Parlement comme langue officielle, au même titre que l’anglais.

Le parti de gauche souhaite, pour cela, que sir Anerood Jugnauth annonce, ce mardi 28 mars, un amendement à la Constitution en ce sens. Et qui se lirait comme suit :

lalit kreol dan parlman

Le parti de gauche place sa requête dans le «contexte de la retransmission des travaux parlementaires par la MBC».

Lalit souhaite aussi que l’utilisation du bhojpuri soit autorisée, comme le français, à l’Assemblée nationale. Et fait ressortir qu’une «large majorité, de même que nombre de vos collègues au gouvernement, sont en faveur d’une telle loi».

Outre l’annonce de l’amendement constitutionnel, Lalit demande la mise sur pied de deux comités techniques pour l’introduction de ces deux langues «dans trois mois».

Pour Alain Ah-Vee, qui signe la missive adressée au Premier ministre, les compétences requises pour coordonner les aménagements nécessaires au niveau du Parlement existent depuis que le kreol et le bhojpuri sont enseignés en tant que matières.

Le Mauritius Institute of Education, poursuit le membre de Lalit, mais aussi le Mahatma Gandhi Institute, l’université de Maurice et l’Open University «peuvent fournir les techniciens». Le gouvernement pourrait aussi faire appel à des volontaires, propose-t-il.

Lalit rappelle, dans un premier courrier daté du 29 décembre 2014, que le kreol bénéficie d’une graphie standard, de dictionnaires complets et d un guide sur la grammaire. Le parti estime, en outre, que les sténographes chargés de transcrire les débats parlementaires pour être consignés dans le Hansard pourraient être formés en une semaine.

L’Attorney General pourrait faire appel à des volontaires pour la traduction de la Constitution et de l’Erskine May: Parliamentary Practice. Un comité devrait, par ailleurs, déterminer ce qui relève de l’«unparliamentary language».