L’association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) affirme avoir tiré la sonnette d’alarme au sujet de la British American Insurance depuis début 2013. Selon Jayen Chellum, c’est l’inaction de la Financial Services Commission et de la Banque de Maurice, en tant que régulateurs, mais aussi celle des auditeurs de BAI qui a conduit à la déliquescence du groupe. L’ACIM dit donc être en consultation afin d’engager des actions légales afin de protéger les intérêts des clients de la BAI et de Bramer Bank.

En attendant, Jayen Chellum préconise que l’Etat mette en place des mesures palliatives comme le paiement des intérêts aux souscripteurs du Super Cash Back Gold de la BAI afin que ceux-ci puissent les utiliser pour financer des dépenses courantes. Un client du produit financier controversé a accepté de raconter son expérience à ION News. Selon ce dernier, qui a requis l’anonymat, la BAI a été régulière dans ses paiements et a tenu ses engagements. Récusant au passage les accusations de crédulité à l’égard des personnes comme lui. Car selon ce client, les taux d’intérêts proposés par la BAI n’étaient pas démesurément élevés par rapport à ce que proposent les banques commerciales, par exemple.