Entre 990 et 1 100 projets ont déjà été approuvés durant les deux dernières années financières sous le programme de Corporate Social Responsibility (CSR). Et entre Rs 125 millions et Rs 149 millions allouées à ces projets. C’est ce qu’a indiqué Vishnu Lutchmeenaraidoo au Parlement, hier, en réponse au député Adil Ameer Meea. Le CSR, a précisé le ministre des Finances, avait été mis en place en 2009 afin de lutter contre la pauvreté. Les directives qui réglementaient le programme, dit-il, freinaient toutefois les compagnies dans l’allocation des fonds aux ONG, d’où la décision du présent gouvernement de les enlever. Et de mettre en avant le concept de « parrainage » par le privé.

Cette nouvelle approche, poursuit Lutchmeenaraidoo, permettra de réhabiliter les familles vulnérables et de les sortir de la pauvreté. Et ne va pas à l’encontre du CSR. Sous le concept de parrainage, plusieurs organisations prennent sous leurs ailes des régions défavorisées pour accompagner les habitants jusqu’à ce que leur situation s’améliore.

Répondant au député Sangeet Fowdur qui s’interrogeait sur le « manque à gagner » suite à cette nouvelle politique, le ministre des Finances a expliqué qu’il n’est pas question de pertes. Les compagnies doivent allouer 2% de leurs profits aux fonds de CSR et celles qui ne le peuvent les reversent à la Mauritius Revenue Authority. Alan Ganoo a, quant à lui, requis que le gouvernement propose un nouveau cadre juridique et fasse preuve de plus de transparence. Vishnu Lutchmeenaraidoo a, certes, admis que de communication en ce sens est nécessaire. Mais que la nouvelle orientation a donné aux diverses organisations plus de latitude dans l’utilisation des fonds qui leur sont attribuées.

Paul Bérenger s’est, lui, interrogé sur les moyens de contrôle en l’absence de directives. « Pourquoi contrôler ? Ce n’est pas notre argent », a rétorqué le ministre des Finances au leader de l’opposition.  Toutefois, dit Lutchmeenaraidoo, des informations peuvent être demandées aux compagnies concernées à cet égard. Il a aussi ajouté que les compagnies ont plus de flexibilité pour disposer de leur argent par rapport à des projets de CSR qu’elles souhaitent accompagner.