« L’Union européenne continuera d’œuvrer en faveur de la liberté d’expression en ligne et hors ligne, ne serait-ce qu’en raison du fait que les nouvelles technologies de l’information peuvent jouer un rôle essentiel dans la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. » C’est le message que Catherine Ashton, haute représentante de l’UE, adresse aujourd’hui au monde à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Dans un message commun, Ban Ki Moon et Irina Bokova, respectivement secrétaire général de l’ONU et directrice générale de l’UNESCO, appellent également les Etats à « respecter les droits fondamentaux » que sont la liberté d’expression et la liberté de la presse.

A Maurice, l’année écoulée a été marquée par quelques moments d’espoir mais aussi des points noirs. Si le rapport de Geoffrey Robertson sur un nouveau cadre légal pour les médias a été soumis depuis un an, le gouvernement n’a toujours pas annoncé la mise en application des nombreuses mesures progressistes du juriste britannique. En début d’année, Maurice a une nouvelle fois dégringolé dans le classement de Reporters sans frontières. Passant de la 62e à la 70e place sur un total de 179 pays. Plus récemment, toutefois, l’espoir est venu du Privy Council, qui a statué en faveur de Dharmanand Dooharika. Le rédacteur en chef de Samedi Plus avait été condamné pour outrage à la Cour en 2011.

C’est dans ce contexte que se tient, depuis hier, à Maurice, une conférence sur l’éthique, la gouvernance et le professionnalisme dans les médias. L’atelier de travail organisé par African Media Initiative, en collaboration avec l’UNESCO, vise à amener les responsables de la presse de la région océan Indien à adopter des Leadership and Guiding Principles. Ces principes couvrent aussi bien les règles de déontologie et de gouvernance à l’intérieur des médias que les relations de la profession avec les autres acteurs – publics ou privés – de la société.