La Financial Services Commission (FSC) fait une sortie en règle contre l’ex-Special Administrator Mushtaq Oosman. Dans un communiqué émis ce vendredi 14 août, le régulateur revient sur l’affaire Courts Asia. Et insiste sur le fait qu’elle n’a « donné aucune instruction aux administrateurs spéciaux ni pour la tenue de discussions exclusives avec Hillbrow (Mauritius) Limited (aussi désignée comme Courts Asia) ni pour l’octroi de l’exclusivité à l’un des soumissionnaires ».

Il avait été demandé « spécifiquement » à Mushtaq Oosman, qui a été démis de ses fonctions le 7 août dernier, et Yogesh Rai Basgeet, poursuit le communiqué, de se concentrer sur les « social aspects of all bids ». La FSC de préciser que le 16 juillet, les special administrators ont « entamé des discussions avec et soumis une offre révisée de Mammouth (Mauritius) le 16 juillet ».

La FSC indique également avoir reçu plusieurs plaintes de la part d’employés de Courts quant à l’attitude de Mushtaq Oosman. Celle-ci n’aurait pas favorisé le bon fonctionnement du « special administratorship ».

Pour ce qui est de la vente de Solis Indian Ocean Ltd, écrit la FSC, les special administrators n’ont pas consulté le régulateur sur cette question. Ils n’ont pas, non plus, demandé des instructions à la FSC.

Le Conseil des ministres a évoqué les dossiers Iframac, Courts et Solis Indian Ocean pour expliquer la fin du « mandat » de Mushtaq Oosman. Ce dernier ainsi que Yogesh Rai Basgeet ont répliqué le soir même, affirmant avoir toujours agi de concert, « avec le plus grand professionnalisme, en toute transparence et dans le strict respect des règles de la gouvernance ». La FSC répondra, dans un communiqué succinct, qu’elle n’a pas autorisé les Special Administrators à tenir des discussions exclusives avec Courts Asia.

Par ailleurs, les Special Administrators de la BAI, nommés le 30 avril dernier, ont réclamé des honoraires de Rs 60,4 millions pour le travail effectué au 31 juillet. La FSC les paiera ainsi que leurs conseillers légaux à hauteur de Rs 28 millions pour le travail effectué du 1er mai au 31 juillet.