Le potentiel de la mer était au centre du sommet mondial organisé par les Emirats Arabes Unis et les Seychelles cette semaine à Abu Dhabi. Les Etats de l’Océan Indien en ont tous profité pour détailler leurs projets respectifs liés à l’économie océanique. La Réunion a ainsi présenté aux délégués son « Livre bleu », Seychelles sa « Vision for a Blue Horizon » et Maurice son « Road Map for the Mauritian Ocean Economy. »

Le secrétaire général de la Commission de l’Ocean Indien (COI), Jean Claude de l’Estrac, a participé à une session à l’intention des représentants politiques et institutionnels durant laquelle il a souligné la nécessité pour les petits Etats insulaires en développement (PEID) d’élaborer une stratégie commune sur la question. Il a ainsi indiqué que la COI travaille déjà afin de donner « des bases solides à l’émergence d’une Economie bleue génératrice de revenus et créatrice d’emplois » dans notre zone économique commune de 5,5 millions de km².

Jean Claude de l’Estrac a toutefois déploré le manque d’accès des PEID aux financements, notamment les 100 milliards de dollars des Nations Unies d’ici 2020. Selon lui, ce sont les « capacités techniques et humaines limitées» qui handicapent ces pays.

La COI organisera en avril/mai prochain une conférence sur l’Economie bleue en vue de mobiliser les acteurs régionaux sur ce thème et de créer des synergies entre les pays de l’indianoceanie.