Les récents crimes violents commis envers les femmes ont donné une coloration particulière aux célébrations de cette année. En effet, de nombreuses activités organisées en marge du 8 mars concernent spécifiquement la question de la violence domestique.

Ainsi, ce jeudi, l’ambassadrice des Etats-Unis, Shari Villarosa a convié des membres de la profession légale, de la société civile, des médias mais aussi les associations luttant pour les droits de la femme à assister à une conférence de Natacha Henry. L’auteure et chercheuse spécialisée en violence domestique a insisté sur la nécessité d’une bonne prise en charge des victimes mais aussi et surtout sur l’importance de signaler les cas de maltraitances dès lors qu’on les soupçonne.

Dans sa newsletter de mars, le Directeur des Poursuites publiques (DPP) revient également sur cette question, qu’il considère une « priorité » pour son administration. Ajit Boolell va même jusqu’à se demander si ces délits-là ne sont pas ceux étant le moins souvent rapportés à Maurice.

Dans le but d’améliorer l’instruction des dossiers de violences domestiques, le DPP suggère à la police une méthode alternative. Notamment en ayant systématiquement recours à l’image [à travers des enregistrements vidéo et des photos] afin de constater les cas de violences subies par les femmes. Une méthode cruciale car, selon Ajit Boolell, « trop de victimes renoncent lors des poursuites. Elles ne se présentent pas en Cour, refusent de témoigner ou tout simplement retirent leur plainte ».

C’est également à la veille de la Journée de la femme que le bureau du DPP a lancé son service de podcast : une première chez les institutions publiques. Cette première émission, disponible ici, traite de la question de la violence domestique.