L’Economic Development Board (EDB) n’entend pas passer sous silence l’article du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Dans «Le paradis fiscal d’une compagnie est l’enfer (fiscal) pour le Sénégal», paru il y a une semaine, les auteurs soutiennent que Maurice est un «paradis fiscal». Et que ce pays d’Afrique de l’Ouest perd des millions de dollars de recettes fiscales à cause du traité avec Port-Louis.

L’EDB fait ressortir ses «fortes objections» à ce qualificatif. Mettant en avant la «juridiction solide, transparente et favorable aux entreprises» de Maurice. C’est d’ailleurs pour cela que Maurice a été choisi comme le «hub of choice» pour les investissements vers l’Afrique, souligne le communiqué. [à lire en intégralité plus bas]

L’ICIJ souligne, dans son article sur les West Africa Leaks, le rôle de Maurice en tant que facilitateur en matière d’impôts entre l’entreprise canadienne SNC-Lavalin et le Sénégal. Or, l’entreprise a pu «éviter de payer jusqu’à 8,9 millions de taxes» au Sénégal, selon le journaliste Will Fitzgibbon, à cause du traité signé en 2002. Un «pays où près de la moitié de la population vit dans la pauvreté». Et que ce n’est là qu’un exemple parmi «des douzaines d’accords» qui «empêchent des milliards dollars de taxes» d’être collectées par des pays pauvres d’Afrique et d’Asie.

A cela, l’EDB rétorque que sans l’intervention de Maurice, le projet de mine de sables minéralisés n’aurait pas abouti. Et, par conséquent, écrit l’EDB : «pas de création d’emploi, pas d’impôts sur le revenu perçu sur les emplois créés, pas d’augmentation du produit intérieur brut et, surtout, pas de profit ni de taxes de la firme d’ingénierie».

Maurice est, de plus, bien classé sur le plan mondial pour ce qui est de la stabilité politique, du ease of Doing Business ou encore de la bonne gouvernance, souligne l’EDB. Autant de facteurs qui influent sur la décision d’investisseurs dans le choix d’un centre financier international, ajoute l’organisme.

Le pays ne se contente pas d’offrir des avantages fiscaux mais a mis en place tout un écosystème «bien régulé», plaide encore l’EDB. Tandis que Port-Louis a montré sa volonté d’être un «partenaire du développement» de pays africains à travers notamment le partage d’expertise. L’Economic Development Board mentionne, à ce chapitre, le développement de zones économiques spéciales par Maurice au Sénégal, à Madagascar ou encore en Côte d’ivoire.

L’EDB assure que Maurice continuera à respecter les exigences des conventions internationales et espère que la coopération économique Maurice-Afrique bénéficiera également aux peuples du continent.

[Investissements en Afrique] La réplique de l’Economic Dvelopment Board DB à l’ICIJ by ION News on Scribd