Alors M. Bussier, votre amour pour le cheval date de quand ?

Je suis les courses depuis tout petit. J’ai des bribes de souvenirs de quand j’avais environ 8 ans avec des chevaux comme Go Wild, Lizska, Diagonal qui me sont restés en mémoire à cause d’anecdotes diverses. Mais on va dire que mon amour des chevaux remonte à environ un an lorsque j’ai vraiment trouvé un sens à ma vie.

Une journée dans la vie d’un assistant entraîneur se passe comment ?

Avoir la charge d’une écurie de courses, c’est avant tout organiser un travail d’équipe. Cela était déjà là avant que je n’arrive en janvier. Je n’ai fait qu’apporter quelques petites touches et recadrer certaines choses. Une journée se compose de tâches diverses et chacun fait de son mieux pour remplir ses tâches et être le plus efficace et efficient possible. Par rapport à ce tout qu’il y a à faire, le temps vient souvent à manquer car il faut aussi compter avec les engagements personnels.

Comment voyez-vous l’ambiance qui règne à l’écurie Maigrot ?

Nous travaillons vraiment comme une seule équipe avec une ambiance « bon enfant ».

En toute honnêteté, trouvez-vous que les courses s’améliorent d’année en année ou empirent-elles ?

C’est une question à laquelle je ne veux pas répondre parce que je ne m’y suis pas vraiment intéressé à fond. Pour l’instant, je ne fais que m’adapter aux spécificités de l’industrie.

Quelle est la solution, d’après vous, pour l’assainissement des courses ?

J’ai toujours pensé, inconsciemment au début et consciemment ensuite, que la coopération et le volontariat peuvent arriver à bout de tout.

Votre meilleur souvenir ?

Il y en a tellement et pour l’instant, je ne peux me plaindre, j’espère juste de tout cœur que les meilleurs sont encore à venir. C’est un peu pourquoi on vit.

Et le pire ?

Les déboires amoureux (rires)… Non, enfin, en matière professionnelle, j’ai toujours un peu regretté que les gens ne me fassent pas plus confiance avant de commencer à comprendre que la confiance se gagnait et que ça pouvait prendre du temps.

Si vous deviez être un cheval, ce serait…

Blue Berry, son caractère colle bien au mien… (rires)

Quel conseil donneriez-vous aux turfistes ?

De suivre les courses de chevaux pour leur beauté et la compétition et d’arrêter de compter dessus pour des projets ou s’enrichir… C’est toujours magique de travailler en harmonie avec des animaux et d’organiser des courses pour voir qui est le meilleur et qui a reçu la meilleure préparation. C’est vraiment quelque chose d’intense lorsqu’on peut être un minimum compétitif, bien sûr. Sinon, c’est dur et on s’accroche à ce que l’on peut… De mon côté, j’essaie, un maximum, d’avoir toujours en tête le grand public et de leur donner un maximum de moi-même.

Un mot de la fin ?

J’espère juste qu’un jour, on pourra vraiment trouver un véritable équilibre social, et cela vaut pour tous les pays. Ce serait la plus belle chose que l’on pourrait offrir à l’humanité.

busier

Photo : Emmanuel Bussier (à g.).