Priyanka Gandhi Vadra (photo) se retrouve au-devant de la scène politique indienne, malgré elle. En effet, celle qui donne, dans l’ombre, un coup de pouce à la campagne de sa mère Sonia et de son frère Rahul, a dû monter au créneau pour défendre son mari, le riche homme d’affaires Robert Vadra.

L’opposition reprochait déjà au Congress Party d’être empêtré dans des affaires de corruption. Les allégations d’irrégularités n’ont pas non plus épargné les affaires de Robert Vadra. Mais dernièrement, les attaques se sont précisées. Un haut cadre du Bharatiya Janata Party (BJP) a récemment déclaré que l’homme d’affaires risquait la prison si le BJP prend le pouvoir. Des membres de ce même parti ont lancé des pamphlets et une vidéo accusant Vadra de se servir de ses connections avec la famille Gandhi pour s’enrichir sur des transactions foncières, accusant les Gandhi d’avoir le monopole sur le parti au pouvoir.  Allégations que les membres du Congress Party ont affirmé être sans fondement, et qui a fait Priyanka réagir en comparant les membres du BJP à des rats qui fuient en pleine panique.

Pour certains, le bras de fer entre Priyanka Gandhi Vadra et le BJP signifie la fin de la campagne électorale du Congress Party. En effet, selon Hasan Suroor, chroniqueur pour le journal The Hindu, en laissant Priyanka Vadra se défendre, le Congress Party a permis au BJP de faire de Robert Vadra le symbole des actes répréhensibles des Gandhi. Car Priyanka Gandhi est décrite comme étant la Gandhi « ayant des tripes », et celle qui a le même esprit que sa grand-mère, Indira Gandhi. « Plus vous m’insultez, plus je vais me battre », a dit cette femme, qui espère diriger ce parti après son frère, selon des membres du Congress.

Ces accusations contre Robert Vadra sont cependant néfastes au BJP également. Si le parti, qui prône le changement, est confiant d’une victoire arrivé le 16 mai, la stratégie du BJP semble plutôt montrer une certaine insécurité, du moins une certaine réticence, à discuter de questions plus importantes pour ces législatives. Car l’ « affaire » Vadra ressemble surtout à un épisode de vieilles querelles qui n’en finissent pas.

Source : Time, The Telegraph – Photo : AFP/ Getty Images