Ce fonctionnaire indien n’était pas retourné à son poste depuis décembre 1990. Et ce n’est que 24 ans plus tard qu’il a été licencié, a annoncé le ministère du développement urbain. A. K. Verma, assistant executive engineer, a rejoint le Central Public Works Department (CPWD) de la Grande péninsule en 1980. Dix ans plus tard, il part en congé et ne reviendra plus au bureau.

A. K. Verma, au contraire, sollicite à diverses reprises une extension de son congé. « Il a continué à demander que son congé soit prolongé, ce qui ne lui a pas été accordé, a indiqué le gouvernement indien dans un communiqué jeudi, et a défié les ordres lui intimant de se présenter à son travail. »

Une enquête est instituée en 1992 contre le fonctionnaire pour « wilful absence from duty ». Mais il faudra attendre encore 22 ans et l’intervention d’un ministre avant que le fonctionnaire ne soit renvoyé. Ce licenciement, explique le ministre du Développement urbain, Venkaiah Naidu, intervient dans un processsus de rationalisation du fonctionnement du CPWD et dans un souci de renforce le sens de responsabilité.

La bureaucratie indienne est parmi les pires au niveau des grands pays asiatiques, selon une étude menée, en 2012, par la Political and Economic Risk consultancy, basée à Hong-Kong. Et selon la Banque mondiale, les lois du travail de la Grande péninsule sont parmi les plus restrictives, rendant difficile le renvoi d’employés pour un motif autre qu’un délit criminel.

Depuis sa prise de fonction, le Premier ministre Narendra Modi s’est aussi intéressé à la question de l’absentéisme. Il a ainsi fait installer un système de fingerprint scanning dans les bureaux du gouvernement à New Delhi.

Sources : The Economic Times, The Indian Express, The Guardian – Photo: Startupcollective.com