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Les opposants au projet d’incinérateur de déchets à Riche-Terre ne décolèrent pas. S’ils déploraient l’absence de consultations, ils ne comptent toutefois pas se rendre à la réunion organisée par le promoteur, Veolia Recycling and Environmental Services (Mauritius), cet après-midi.

«Nous estimons que cette réunion aurait dû avoir lieu avant même la demande de permis EIA», a fait savoir l’une des animatrices du mouvement de protestation. Celui-ci a, en effet, commencé à s’organiser quand des habitants ont pris connaissance du dossier déposé au ministère de l’Environnement en vue de l’obtention d’un permis «Environment Impact Assessment» (EIA), il y a quelques semaines.

Du reste, la rencontre avec le promoteur, une filiale de Veolia Africa, devrait avoir lieu «sur le site» au lieu de se tenir à Bagatelle ce jeudi 27 juin, s’insurge notre interlocutrice. «Avec tous les habitants et les industriels autour» de la zone de Riche-Terre, soit ceux qui «seront directement affectés par leur usine à tuer», a-t-elle ajouté.

Les protestataires s’inquiètent pour leur santé si un tel projt s’implante à proximité de zones résidentielles de Riche-Terre, Baie-du-Tombeau, Roche-Bois, Sainte-Croix, Terre-Rouge, Bois-Marchand, Balaclava et la smart city prévue à Jin Fei. Un incinérateur de déchets, font-ils valoir, est source de pollution de l’air notamment. Ils s’inquiètent également d’une éventuelle contamination de l’eau, d’autant qu’il y a des plantations de légumes dans la région.

Le promoteur du projet est une filiale de Veolia Africa. Il se propose d’incinérer les déchets d’hydrocarbures, les déchets médicaux et les carcasses d’animaux, les sols contaminés, les plastiques et les filtres à huile usagés.

Nos appels au responsable de Veolia Recycling and Environmental Services (Mauritius) sont restés vains.

Photo (Briand David/Sud-Ouest/MaxPPP via Humanite.fr) : Un incinérateur de Veolia en France

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