Le groupe Currimjee en est convaincu. Son projet hôtelier à La Cambuse sera « une référence à l’île Maurice» notamment à cause des mesures «sans précédent en matière environnemental». Et contrairement à ce que veulent faire croire les activistes d’Aret kokin nu laplaz (AKNL), les travaux en cours n’entraînent aucune dégradation des dunes, affirme le promoteur dans un communiqué émis aujourd’hui.

«Après les faussetés sur la plage publique, le parc marin, le rapport caché, la dune et les ossements de dodo, AKNL tente de reprendre l’argument de la dune», se désole le groupe Currimjee. Or, le chantier du Chaland Resort respecte les plans et permis soumis devant le Tribunal de l’environnement, poursuit le communiqué. Des documents qui attestent de la protection de la dune selon l’avis de professionnels, fait ressortir le promoteur. Qui ne manque pas de souligner que les membres d’AKNL ont retiré leur plainte l’an dernier «après une étude attentive du dossier».

Le chantier, insiste le promoteur, n’empiète pas sur la plage publique de La Cambuse. Et l’hôtel, qui intégrera ventilation naturelle et énergie solaire, sera érigé sur une parcelle où se tenaient d’anciens bitumes et couverte en partie de bitume, et où «la dune a été détruite depuis de longues années»

Du reste, souligne le groupe Currimjee, «toutes les mesures prévues dans le rapport EIA et le plan de contrôle environnemental ont été et continuent à être appliquées».

Alors qu’AKNL tente de nouveau de contester ce projet en Cour, le promoteur insiste que ce sont les activistes qui ne respectent pas l’accord passé en juillet dernier. Et rappelle les mesures prises pour protéger l’environnement et la dune.

Outre le «setback» de 100 mètres de la place, environ 16 000 arbres et plantes seront mises en terre pour créer une «forêt endémique». Un projet qui bénéficie de l’expertise de Pierre Baissac et qui stabilisera la dune, dit le groupe Currimjee, tout en offrant une protection contre l’érosion côtière.

Le groupe Currimjee prévoit un «système ultra performant au-dessus des normes» pour le traitement des eaux usées de l’hôtel. Une station de traitement qui assainira également les eaux «des sanitaires de la plage publique, du poste et du centre d’entraînement de la National Coast Guard, protégeant ainsi pleinement le parc marin de Blue-Bay».

Photo: Dinesh Burrenchobay, directeur général de Currimjee Hospitality Management, Geoffrey Summers, archaéologue, Alan Sam-Soon, consultant en environnement, et Jimmy Lan du groupe Currimjee. en novembre 2015. Ils pensaient alors que le chantier du Chaland démarrerait incessamment.