C’est en février 2015 qu’une nouvelle version du Code of Corporate Governance (CCG) verra le jour. « Ce texte réactualisé contiendra également de nouvelles dispositions sur le financement des partis politiques », révèle Tim Taylor, président du National Committee on Corporate Governance (NCCG).

Si le code actuel encourage les entreprises à déclarer le montant versé aux partis politiques dans leurs rapports annuels, il ne leur fait aucune obligation de divulguer l’identité précise des partis bénéficiaires. « Des changements seront apportés dans ce domaine », confirme Tim Taylor. Les services d’un consultant étranger, Global Governance Services, ont été retenus par le ministère des Finances pour doter le NCCG du nouveau testament de cette bible régissant les relations entre les directions, conseils d’administration, actionnaires et auditeurs des entreprises.

Le fondateur de Global Governance Services, Chris Pierce est actuellement dans l’île pour consulter tous les stakeholders majeurs du pays. Avant de regagner la Grande-Bretagne demain, il aura ainsi eu des séances de travail avec le ministère des Finances, le NCCG, la Banque de Maurice, la Financial Services Commission, le Stock Exchange of Mauritius, le Joint Economic Council ainsi qu’avec le Financial Reporting Council.

Le consultant étranger entend mener une étude d’envergure auprès des entreprises mais aussi des régulateurs économiques du pays afin de rechercher leur opinion sur ce qu’il convient d’améliorer dans le code actuel. Pour Tim Taylor, celui-ci est resté pertinent depuis sa première mouture qui date de 2003. « Nous étions ahead of the curve quand nous avons adopté ce texte », affirme-t-il. Avant d’ajouter que le monde a toutefois changé et qu’il convient que le code local s’y adapte.

Si Chris Pierce repart demain, il sera de retour au pays pour une nouvelle série de consultations dès octobre. Cette phase terminée, son cabinet élaborera une première mouture du nouveau code. Celui-ci sera ensuite circulé aux principaux acteurs du secteur économique et au ministère des Finances avant l’adoption du document final.

En parlant de financement, si l’élaboration du précédent code avait été largement financée à travers une assistance technique de la First Initiative de la Banque Mondiale, ce ne sera pas le cas cette fois-ci. En effet, cette aide n’est étendue qu’aux pays à faible ou à revenu moyen. Or, Maurice ne figure plus dans ces catégories pour de nombreux bailleurs de fond. C’est donc principalement le ministère des Finances qui finance l’élaboration de la version revisitée du CCG.