Une séquence politique intense s’ouvrira à la suite de la dernière réunion du comité de rédaction sur le projet de loi sur la réforme électorale. Celle-ci se tient en ce moment dans le bureau de l’Attorney General Satish Faugoo.

Dès demain, c’est l’exécutif du Parti travailliste qui se réunira. L’objectif de la rencontre est précis : Navin Ramgoolam informera les responsables rouges des discussions – notamment d’alliance – entre le PTr et le MMM. Si une réunion du bureau politique MMM avait également été prévue pour demain, elle a cependant été annulée. Car chez les mauves, on estime que la direction du parti sait déjà tout ce qu’il y a à savoir sur le rapprochement rouge-mauve. Toutefois, c’est lors du comité central du MMM de ce samedi que d’autres détails plus précis de l’alliance PTr-MMM devraient être communiqués aux responsables du parti.

Avant cette réunion, le Premier ministre et le leader de l’opposition auront eu le temps de discuter. Leur tête-à-tête officiel est, en effet, prévu pour vendredi après-midi ou samedi matin. Les deux hommes y examineront le projet de loi… mais pas que. Car le calendrier de la rentrée parlementaire sera également discuté. A ce stade, ce qui est certain, c’est que la priorité sera accordée au vote de l’amendement transitoire permettant aux candidats de ne pas déclarer leur appartenance ethnique sans se disqualifier pour les élections générales.

Si les discussions sur la réforme sont presque abouties, celles sur l’alliance PTr-MMM le sont également. Elles reposent sur trois fondamentaux : un partage 30-30 des tickets, un mandat de 5 ans plein pour le MMM et un septennat pour le PTr ainsi que l’application du programme du MMM. Ramgoolam et Bérenger n’ont pas transigé sur ces conditions qui demeurent toutes d’actualité.

Ce qui reste à être tranché – et Ramgoolam sera le seul à en décider –, c’est la date des élections. Elles pourraient intervenir dès fin août. En effet, l’Assemblée nationale pourrait être dissoute quasiment au lendemain d’Eid-ul-Fitr, prévu pour le 29 juillet. Navin Ramgoolam pourrait alors décider d’appeler le pays aux urnes après 30 jours ou plus. Rendant les élections générales probables dès les derniers jours d’août ou au tout début de septembre.