Les bienfaits de l’art ne sont pas souvent dans la pensée mais dans l’action ou l’inverse, selon l’angle de vue ou selon la tonalité avec laquelle on la joue. Et cette perception bipolaire enduit forcément en erreur un camp face à l’autre. On ne porte guère attention, ayant trop de considération sur ses convictions au point d’en oublier les à-côtés. Et on passe à côté de pleins de chose. On l’a tous vécu à un moment de sa vie. Dans le bon sens ou le mauvais, on se perd toujours, faute de boussole objective, là où tout n’est que subjectivité. Sans compter le facteur ingérence qui change souvent entre la conscience et l’action.

Si tout n’est jamais objectif, on se questionne jusqu’à l’hystérie dans l’application de la bonne mesure, du bon tempo pour pousser la chansonnette. Et les fausses notes font partie du processus. Toucher les étoiles est le rêve ultime, en retomber et se relever avec fierté n’est pas à la portée de tous. Cultiver l’humilité est une action plus louable que de caresser les courbes de la gloire. Surtout si pour le faire. on est prêt à surfer sur la vague du succès de l’autre pour arriver à ses fins. Certains valeureux artistes en font toutefois usage, rendant cette pratique politiquement correcte. Plagiant outrageusement les méthodes de nos indétrônables politiciens.

Evoquer l’unité pour s’estomaquer maître du savoir, conservateur de la sagesse ou gourou musical des temps modernes est un lourd fardeau que bon nombre assument sans une once d’humilité. Bravant le ridicule pour être perçu comme sauveur dans un autre circuit, réseau ou clan, surtout dans le paysage sonore local. Et farder toute sa haine, perçue comme de la frustration, sur la toile au travers du journal populaire online, Facebook, tend à devenir culturel chez nous.

Ce faisant, cela engendre une culture de la calomnie et une dégradation de l’image des artistes et de l’art au sens large. Ces détracteurs, chasseurs de tête inavoués, trouvent des sympathisants dans ce capharnaüm « d’experts culturels » diplômés Facebook. Se faire justice prime sur tout, cracher sa rage à coups de status est monnaie courante, qu’elle coule à flot. Et à force de foncer tête baissée, on risque de se noyer dans le lac de l’imbécillité.

Alors, si la vérité est ailleurs ou dans l’air. Et si personne n’est au dessus de l’art, ayons juste la sagesse de faire les arts bien.