Elles pourraient être fixées sur leur cas à la fin de cette année. Les dossiers de ces 42 familles, qui auraient été expropriées de leurs terres et s’étaient tournées vers la Commission Justice et Vérité (CJV), ont été référées à l’Attorney General’s Office (AGO) pour avis légal. Cela sur recommandation de la Land Research and Mediation Unit (LRMU), mise sur pied le 16 novembre. C’est ce qu’a indiqué Xavier Duval, ce mardi, au Parlement.

Dans ces 42 cas, la CJV a estimé qu’il y avait suffisamment de preuves d’expropriation. Ils restent toutefois, a souligné Xavier Duval, « très complexes » car les faits remontent à plus d’une centaine d’années, dit le ministre. Il est cependant possible, poursuit-il, que l’AGO puisse retourner une partie des dossiers à la LMRU « d’ici la fin de l’année ». Celle-ci se chargera alors de contacter les personnes concernées pour les informer de ce qui a été décidé dans leur cas. La médiation sera privilégiée.

Reza Uteem a voulu savoir s’il y aura des amendements à la législation afin que ceux qui ont été dépossédés de leurs terrains via la procédure de prescription puissent être compensés. L’un des problèmes auxquels se heurtent les autorités, explique Xavier Duval, est celui de la prescription. Il faut aussi, dans certains cas, retrouver les héritiers.

Qu’en est-il des 15 cas répertoriés à Rodrigues ? a voulu savoir le député Joe Lesjongard. La LRMU y siégera-t-elle ou les Rodrigues concernés devront-ils se rendre à Maurice dans le cadre de leurs réclamations ? Il faudra voir si le nombre de cas est suffisamment important, a répondu Xavier Duval.

La LMRU se penchera sur 91 cas pour lesquels la CJV a recommandé une enquête plus poussée. Mais aussi sur ceux qui n’ont pas été étudiés par la commission car soumis en retard.