Statistics Mauritius a publié son rapport concernant l’environnement pour l’année 2017. Fait notable : nos émissions de gaz à effet de serre ainsi que les déchets solides envoyés à Mare-Chicose ont augmenté.

L’émission des gaz à effet de serre a atteint la barre des 5 207 Gigagrammes (Gg) de CO2 après l’absorption des particules par les espaces verts et l’utilisation des terres. La somme nette de dioxyde de carbone s’élève à 5 572 Gg. Ce qui représente une hausse de 3% par rapport aux 5 403 Gg de 2016 avant absorption des particules et 5 040 après.

Le secteur de l’énergie se taille la part du lion avec 76,3%. Suivi du secteur des déchets (20,3%). Les énergies renouvelables comptent pour 14% du mix énergétique, le reste étant produit par les produits pétroliers et le charbon. La production d’électricité à partir de sources renouvelables est, elle, à 21%. Le charbon compte pour un peu moins de la moitié (42%) tandis que les produits pétroliers contribuent à un peu plus d’un tiers (37%).

La quantité de déchets solides dirigés au centre d’enfouissement de Mare-Chicose a aussi connu une hausse. Les 482 196 tonnes représentant une augmentation de 8,4% comparé à 2016.

Les récoltes vivrières ont connu une légère hausse de 0,2% en 2017, s’élevant à plus de 7 780 hectares contre 7 766 hectares l’année précédente. Les récoltes dans cette catégorie ont également augmenté, passant de 106 271 tonnes il y a deux ans à 106 621 en 2017.

Cependant la superficie de cannes récoltées a connu une baisse de 2,9% en 2017. Passant de 51 476 hectares en 2016 à 49 973 hectares l’année dernière.

En revanche, la superficie de cultivation de thé est la même en 2017, dénombrant 622 hectares comme en 2016.

En ce qui concerne l’eau, Maurice a été arrosé par 3 999 millions de mètres cubes (mmᶟ) en 2017. Soit 12,9% de plus qu’en 2016. Le secteur de l’agriculture a utilisé 344 mmᶟ (37% de la consommation toale). Suit celui de l’hydroélectricité avec 34% et 29% restants. L’usage dommestique, industriel et du secteur touristique compte pour soit 272 Mmᶟ ont été utilisé à usage domestique, industriel et dans le secteur du tourisme.

Quant aux complaintes enregistrées par la «Pollution Prevention and Control Division » du ministère de la Sécurité sociale, elles ont aussi grimpé par 9,1% en 2017 en comparaison des chiffres de l’année d’avant. Passant de 701 à 765, ces complaintes concernaient la pollution sonore dans 17% des cas tout comme la pollution de l’air. Suivent les déchets solides (13%), l’odeur (12%), les terrains vagues et les eaux usées (10% chacun).

Photo (archives) : La centrale électrique de Fort Victoria