Un quart de siècle depuis l’avènement de cette musique. Pour célébrer les 25 ans du seggae, Bruno Raya et ses acolytes donnent rendez-vous au public mauricien, ce samedi 7 juin. Mais avant cela, un débat est prévu pour aujourd’hui, jeudi 5 juin, au centre du Mouvement pour le progrès de Roche-Bois. La question qui les intéresse tous : « Kot seggae sorti ek kot li pe ale, e ki kontribision linn amene ».

Les intervenants sont d’horizons divers : Arnaud Carpooran, Dany Philippe, Ras Natty Baby, Lindsay Morvan, Bruno Raya, et Stephan Jauffret-Rezannah. Un panel qui peut surprendre mais qui, selon Bruno Raya, rendra justement compte des multiples facettes du seggae.

Arnaud Carpooran interviendra sur l’apport du seggae au kreol morisien. « Sege inn vinn avek enn sertin tip lamizik me osi avek enn langaz, bann mo ki nou tande aster kouma ‘siloy’ », explique Bruno Raya. Ras Natty Baby, qui fait partie des pionniers du genre, s’attardera justement sur la contribution musicale du seggae durant ces 25 ans. Tandis que Lindsay Morvan expliquera ce que cette musique a apporté à Roche-Bois, où elle est née.

Dany Philippe discutera, pour sa part, de l’impact social du seggae à travers, par exemple, l’engagement des artistes dans la lutte contre le VIH-sida. Enfin, Stephan Jauffret-Rezannah parlera de la portée locale et internationale du seggae. Et de la nécessité de structuration et de professionnalisation.

Pour Bruno Raya, « sege enn lamizik kinn res pov alor ki li mari ris ». Elle n’est, dit-il, ni valorisée ni soutenue. Certains prétendant même qu’elle est morte. Or, dit-il, « il ne faut pas confondre la mort de Kaya, en 1999, avec celle du seggae, qui n’a pas encore eu lieu ».

Que l’on soit d’accord ou non avec lui, il sera en tout cas possible d’en débattre ce soir, à 18h30.