Au vu des réactions diverses et éparses sur le dernier blog Proposition décente, on a assisté à un mouvement de foule, tout en faisant face à un sérieux problème qui perdure depuis des années dans le milieu. Le besoin d’exister à tout prix. Et ce sont souvent ces fonctionnaires des accords qui s’affichent en donneurs de leçon culturelle. A un moment où l’action doit primer sur tout. Le paradoxe demeure aussi flagrant que désolant. Alors que d’aucuns se plaignent de la non-existence d’actions menant vers la professionnalisation du domaine musical, surtout au niveau des structures, on se heurte à des opposants féroces quand la volonté de poser les bases d’une démarche concrète se profile.

Les profils s’agitent, les claviers s’excitent et les attaquent fusent. On dévie largement du sujet pour exposer des théories du complot… Chanter sa frustration et sa colère. Tendance culturelle dans notre paysage. Pour, à la fin, ne plus savoir où on va et dans l’intérêt de qui.

Et même si le lion rugit, la forêt de frustration ne va pas trembler pour autant.

Si on se laisse entraîner par la foule d’espoir au lieu de se cacher derrière des excuses à deux balles, avec cet éternel refrain « on n’est pas encore prêt », on va peut-être voir les choses autrement. La bonne question à se poser : Quand serons-nous prêts ? Dans 10 ans ?  Je me demande si on n’aura pas une décennie de retard de plus et si ces mêmes voix hostiles ou frustrées ne viendront pas chanter le même couplet, « on n’est pas encore prêt ». Pourquoi ne pas se lancer et se dire qu’on a essayé, mettant en action nos dires au lieu de balancer des rafales de Kalashnikov sur la Toile pour se sentir militant.

Dans cette vague d’opinions, on se laisserait bien emporter par la foule, toujours est-il rationnel de savoir si on va dans le bon sens. Bref, la musique continue sa route et ce n’est pas dit que la solution se trouve dans la seule résolution de s’unir et ne faire qu’un. La divergence d’idées demeurera et ce n’est pas ça qui doit entraver les actions en marche.