Plus de 2 000 morts en Afrique de l’Ouest et ce, neuf mois après le début de l’épidémie d’Ebola. La situation est alarmante, d’autant que les efforts pour contenir l’épidémie s’avèrent insuffisants. L’Organisation mondiale de la Santé craint d’ailleurs une « croissance exponentielle » au niveau des pays où le virus s’est propagé rapidement.

Alors que les pays touchés et le reste du monde mettent en place des mesures pour contenir la maladie ou prévenir l’entrée sur leur territoire, les chercheurs s’affairent, eux, à trouver des traitements qui pourraient être disponibles assez vite.

« Les produits dérivés du sang pourraient être utilisés maintenant pour traiter les patients », a déclaré Marie-Paule Kieny, assistante directrice générale à l’Organisation mondiale de la santé. C’était lors d’une conférence de presse à Genève la semaine dernière, à l’issue de la réunion de 200 experts pour faire le point sur la situation. « Un point positif est qu’il y a tant de gens qui sont en convalescence, qui ont survécu et se portent bien. Ils pourront donner du sang, du sérum pour le traitement. »

Selon des études, des transfusions de sang, plus particulièrement de sérum provenant de patients ayant survécu à Ebola, pourraient en prévenir l’apparition ou traiter l’infection chez d’autres patients. On ignore encore, toutefois, si les anticorps présents dans le plasma des survivants seront suffisants. Et s’il sera possible d’en produire à grande échelle assez rapidement, tout en maintenant les standards de qualité.

L’OMS a identifié huit traitements et deux vaccins expérimentaux, qui pourraient être disponibles d’ici la fin de l’année. Bien que, pour l’heure, leur efficacité « n’a [pas] été cliniquement prouvée ». Les tests n’ont jusqu’ici été effectués que sur des animaux.

L’un des vaccins, développé avec le ministère canadien de la Santé, a donné des résultats encourageants sur des singes contre trois souches virales du virus Ebola. Les essais sur des humains devraient démarrer en octobre à l’Institut de recherche Walter Reed de l’armée US.

En fonction des résultats sur l’innocuité des deux vaccins, ils pourraient être distribués dès novembre. Et en priorité au personnel de santé.

Le traitement expérimental Zmapp n’est plus disponible. Toutes les doses ayant servi pour traiter sept patients jusqu’ici.

Par ailleurs, les ministres de la Santé des pays de la SADC se sont rencontrés au Victoria Falls à Zimbabwe, les 4 et le 5 septembre dernier. A l’issue de la rencontre, une Common Regional Position a été adoptée relative au mouvement transfrontalier des personnes et des véhicules, notamment ceux qui ont été en contact avec le virus Ebola ou en provenance de pays où sévit l’épidémie. La République démocratique du Congo est le seul pays de la SADC où c’est actuellement le cas.

Sources : France 24, Libération, Fox News, Le Monde, BBC

Photo (Sean Gallup/Getty Images via Mashable) : Un médecin prépare un échantillon de sang pour analyse durant une démonstration à Berlin, sur les possibilités de traitement d’Ebola.