Un homme qui incite une femme à avoir des rapports sexuels avec lui contre une fausse promesse de mariage est coupable de viol. C’est ce qu’a statué la Cour suprême indienne le 9 avril dernier en maintenant en appel la condamnation contre un médecin accusé d’avoir dupé une étudiante en pharmacie après l’avoir attiré chez lui.

Ce verdict tient en compte le fait que le médecin côtoyait la victime depuis 2009 et qu’il s’était déjà engagé avec une autre femme qu’il a, par la suite, épousée. Les juges considèrent que l’intention du médecin consistait uniquement à la leurrer et qu’il a donc enfreint l’article 375 du Code pénal. Ils ont cependant réduit son temps d’emprisonnement de 10 à 7 ans.

Le médecin a invité la jeune femme chez lui. Ils ont eu des rapports sexuels pendant une heure. Il lui a fait promettre de rien divulguer à quiconque. Elle a cependant fini par tout déballer à ses parents lorsqu’il a cessé de lui répondre sur la date de leurs noces bien qu’elle soit au courant qu’il devait se marier avec une autre. Ces derniers ont rencontré les proches du médecin à intervalles réguliers pendant deux mois pour discuter du mariage.

«Le viol est le crime le plus répréhensible sur le plan moral et physique, une atteinte au corps, à l’esprit et à la vie privée de la victime. Alors qu’un meurtrier détruit le cadre physique de la victime, un violeur dégrade et souille l’âme d’une femme sans défense. Le viol transforme une femme en une bête, car il démolit l’essence même sa vie», écrivent les juges Lavu Nageswara Rao et Mukeshkumar Rasikbhai Shah.

Déplorant que de tels incidents soient monnaies courante dans la société, les juges soulignent également que le verdict d’acquittement envers un autre médecin accusé de viol en début d’année est différent. Ils expliquent que dans ce cas, la femme était «mature» et que dans la présente affaire, l’étudiante en pharmacie ne pouvait formuler des accusations de viol au vu de son niveau d’éducation.