[Mise à jour à 10h] Antoine Domingue a soumis ce matin sa démission comme président du Bar Council. L’organisme se réunit en urgence ce jeudi après-midi pour passer en revue la situation et décider si la démission de MDomingue sera acceptée.

Le président du Bar Council le dit sans ambages : il a voté 3-0 pour l’Alliance Lepep. Toutefois, le comportement récent des ministres Roshi Bhadain et Ivan Collendavelloo les a disqualifiés comme ministres, selon Antoine Domingue. Il leur recommande ainsi d’abandonner leurs postes de ministre et de revenir au prétoire. Le juriste justifie sa prise de position par les conversations récentes qu’il a eues avec les deux hommes autour du sort de Satyajit Boolell.

Le président de l’ordre des avocats ne vole pas pour autant au secours du Directeur des poursuites publiques. Si MDomingue estime que ce sont des « raisons politiques » qui ont conduit à ce que ce soit un avocat du privé qui représente le Commissaire de police dans le sillage de l’arrestation manquée de Boolell, il n’épargne pas non plus ce dernier. Ainsi, afin que la sérénité revienne dans le monde du judiciaire, MDomingue estime que Satyajit Boolell devrait également se retirer.

Et quid de Domingue ? Il dit avoir songé à démissionner comme président du Bar Council à la suite de critiques émises par Ivan Collendavelloo notamment. Si c’est ce dernier qui lui avait demandé de rester au conseil d’administration de la Financial Services Commission, les critiques du leader du Muvman Liberater ont, cette fois-ci, conduit Antoine Domingue à soumettre sa décision de manière irrévocable ce mercredi. Quant à Pravind Jugnauth, il aura été son avocat que pendant quelques jours dans le cadre de son appel contre sa condamnation pour conflits d’intérêts. Le leader du MSM aurait en effet demandé à Antoine Domingue de se retirer après avoir été  « mis dans l’embarras ». Car le juriste avait évoqué la rencontre de Pravind Jugnauth avec l’avocate Clare Montgomery lors d’une récente émission de radio.

Même si ses détracteurs lui prêtent un langage trop politique, l’avocat dit ne pas contempler une entrée en politique. C’est au Bar Council et à la Mauritius Bar Association qu’il dit vouloir œuvrer, fort du soutien de ses membres.