Les conclusions de la commission Lam Shang Leen à son encontre sont «biaisées», estime Raouf Gulbul. Celle-ci a outrepassé ses pouvoirs, affirme encore l’avocat. Celui-ci a logé une demande de révision judiciaire, le 17 septembre, contre l’ex-juge Paul Lam Shang Leen et ses assesseurs Sam Lauthan et Ravin Domun.

L’avocat conteste l’ensemble des conclusions du rapport de la commission d’enquête sur les drogues à son encontre. Raouf Gulbul insiste d’ailleurs qu’il n’a pas, entre autres, reçu d’argent de trafiquants de drogue, qu’il n’a pas fait de subordination de témoins, qu’il n’a pas utilisé de «téléphone noir» pour communiquer avec ses clients en prison ni celui de sa femme durant la campagne électorale de 2014.

Il n’a pas non plus, dit-il, utilisé son poste de président de la Gambling Regulatory Authority pour permettre le blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue dans les courses hippiques ou les maisons de jeux.

La commission d’enquête a commis un «breach of the rules of natural justice and fairness» en refusant de le laisser contre-interroger les personnes qui ont témoigné contre lui, estime l’ancien président de la Gambling Regulatory Authority (GRA).

La commission d’enquête n’a pas non plus répondu à la requête de son homme de loi datée du 7 juillet 2017, pour l’obtention d’une transcription des témoins, dont Tisha Shamloll, qui ont mentionné son nom devant la commission. La commission a aussi «catégoriquement refusé» de lui révéler qui ont fait des allégations contre lui, de lui fournir les documents auxquels Lam Shang Leen et ses assesseurs se référaient durant les auditions de Gulbul et de le laisser contre-interroger, même à huis clos, ceux qui avaient témoigné contre lui.

De plus, plusieurs personnes dont les avocats Samad Golamaully et Ashley Hurranghee ont été auditionnés après lui et ont fourni des éléments que la commission semble avoir utilisés contre lui. Alors qu’elle a «négligé» les éléments que Gulbul a fournis, y compris les documents. «A la place, la Commission a choisi de se fier à des ‘mudslinging allegations’ de la part de personnes ‘who had an axe to grind against me’», relève l’homme de loi.

«Ni mes activités à la GRA, dont j’ai été nommé président le 13 mars 2015, ni mes activités professionnelles en tant qu’avocat ne faisaient partie du mandat de la Commission» d’enquête sur les drogues, écrit Gulbul.

L’affaire sera appelée en Cour suprême le lundi 24 septembre.

L’avocat Raouf Gulbul conteste les conclusions du rapport Lam Shang Leen à son encontre. Il a logé une dema… by ION News on Scribd