Des amendements prévus par le Finance Bill inquiètent le Mauritius Turf Club (MTC). L’organisateur des courses hippiques y voient «à terme, (…) une nationalisation». Ce qui lui fait craindre pour les courses «le même sort que d’autres sports, jadis populaires tel que le football local».

Fort du soutien des entraîneurs, de l’Association des propriétaires et des palefreniers, le MTC lance un appel au gouvernement pour qu’il repousse le vote des amendements à la Gambling Regulatory Authority (GRA) Act.

Le MTC déplore qu’il n’ait pas été consulté. Or, ces changements, qui devraient passer au vote ce mercredi 19 juillet, viendraient priver l’organisateur des courses «depuis plus de 200 ans» de «ses droits fondamentaux», argue le MTC. Tout en donnant à l’Etat, via la GRA, un «contrôle absolu sur l’organisation, l’administration, et même tout ce qui touche au déroulement des courses hippiques locales».

Le MTC note d’ailleurs qu’il y a en ce moment de «nombreuses pressions et interventions externes».

L’organisateur s’élève contre le fait que la GRA pourra fixer le montant des redevances pour l’utilisation des race cards et racing fixtures. Avançant que c’est une «ingérence inacceptable» qui mettrait à mal 70% de ses revenus.

Le MTC de poursuivre : il y aura «un impact négatif indéniable» sur son personnel (350 à plein temps, 1 500 à temps partiel) et «tous ceux qui vivent et dépendent de l’industrie hippique».

Autre conséquence possible : que la Fédération internationale des autorités hippiques ne reconnaisse pas les courses à Maurice. Le MTC étant la «seule recognised horseracing authority». De fait, les amendements contreviennent aux procédures internationales, poursuit l’organisateur des courses hippiques.

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