Le vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne affole les marchés à travers le monde depuis ce matin. Mais la Banque de Maurice (BoM) se veut rassurante. « Au regard des implications éventuelles du Brexit, la Banque a pris un certain nombre de mesures pour protéger les réserves de change du pays », est-il indiqué dans un communiqué.

Ainsi, pour se protéger d’une dévaluation du pound sterling, la Banque centrale dit avoir « récemment augmenté les réserves d’or et de dollars US ». Une décision prise alors que la tendance pro-Brexit semblait gagner du terrain.

La Banque centrale surveille de près la situation sur les marchés financiers internationaux ainsi que leur possible impact sur les principaux partenaires de Maurice. La BoM est aussi en contact avec d’autres banques centrales afin de se tenir informés  « des mesures compensatoires qui sont prises pour réduire les risques d’instabilité financière ».

Depuis que les résultats du scrutin en faveur du Brexit se sont précisés, puis confirmés, la livre sterling s’est effondrée et se retrouve à son taux le plus bas depuis 31 ans.

A Maurice, la livre sterling a perdu 9,21% à l’achat, ce vendredi 24 juin, et d’environ 6% à la vente.

L’euro s’est considérablement déprécié face au dollar sur les cours mondiaux. Tandis que le prix de l’or, valeur refuge, grimpe. La Bourse de Tokyo et d’autres marchés asiatiques ont piqué du nez.

Une réaction en chaîne a suivi : les marchés européens se sont effondrés dès l’ouverture. Les Bourses de Paris et de Francfort ont chuté de presque 10%, tandis que tous les éléments du BEL 20, à Bruxelles, sont « dans le rouge ». Une situation qui rappelle la crise financière de 2008, avec la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

La Banque de Maurice le reconnaît : la Grande-Bretagne mais aussi les pays de la zone euro pourraient connaître de grands bouleversements économiques « dans les mois à venir ». Elle se tient donc prête à prendre les mesures qu’il faut pour protéger les intérêts économiques du pays.

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Le gouverneur de la Banque d’Angleterre a déclaré qu’un plan d’urgence a été travaillé pour faire face aux effets contraires du Brexit sur les marchés dans les jours qui viennent.

Afin d’assurer des liquidités suffisantes pour le fonctionnement des marchés, l’institution se dit prête à injecter 250 milliards de livres de fonds additionnels. Tandis que la Banque centrale européenne se dit « prête à fournir des liquidités additionnelles si besoin, en euro et en devises étrangères ». D’autres banques centrales se mobilisent.


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