«La direction n’a jamais rompu la communication avec l’union syndicale.» C’est ce qu’affirme le management du Sofitel dans un communiqué émis le mardi 28 novembre, en soirée. Cela après la clôture du premier jour du scrutin sur la tenue d’une grève.

«Nous ne sommes absolument pas opposés» à un accord collectif sur les salaires et conditions de travail, affirme la direction. Si les discussions entre patronat et syndicat n’ont pas abouti jusqu’ici, s’explique-t-elle, c’est parce que la direction a dès le départ insisté pour que les deux parties s’entendent au préalable sur le «procedure agreement». Or, selon le communiqué, la Hotels and Restaurant Employees Union (HREU) «a choisi de quitter la table des négociations», «à la veille de la conclusion d’un accord», sur ce point en 2014.

La direction souligne que le procedure agreement, «exigé par les lois mauriciennes, [n’]est ni plus ni moins que l’élément essentiel pour aller vers l’établissement d’une convention collective».

Cet accord-cadre porte notamment sur le service minimum qui doit être assuré, notamment si un cyclone survient ou en cas de grève, souligne la direction. Elle «reste convaincue que le bon sens prévaudra». Tout en réitérant «son appel pour que l’union syndicale revienne à la table des négociations pour finaliser le ‘procedure agreement’, cela afin de pouvoir ouvrir les négociations collectives».

Joint au téléphone, Jean Yves Chavrimootoo confirme qu’aucune grève ne peut se faire sans service minimum, selon les lois en vigueur. Cela afin d’assurer, comme l’indique la direction du Sofitel dans son communiqué, la sécurité des clients et de tous. Le négociateur de la HREU déclare cependant : «Nous n’avons pas de leçon à recevoir de la direction. Et ce n’est pas aux patrons de décider si une grève est légale ou non.»

Le syndicat, assure-t-il, était prête à négocier l’accord collectif et le «procedure agreement» en parallèle. Une position affichée devant la Commission de conciliation et de médiation, que la HREU a saisi en mai de cette année, et que le syndicat maintient aujourd’hui.

Chavrimootoo souligne que selon la CCM, qui avait sollicité l’avis du Solicitor General sur ce point, il n’est pas obligé que le «procedure agreement» soit d’abord établi avant que les discussions sur l’accord collectif puissent se tenir.

«Si la direction avait accepté de négocier devant la CCM, nous n’en serions pas là aujourd’hui», relève le négociateur de la HREU. «Mais nous gardons espoir que nous n’aurons pas à faire grève même si les employés sont prêts à cela», poursuit-il.

149 employés du Sofitel ont voté, hier, pour se prononcer sur la tenue de la grève. L’exercice se poursuit aujourd’hui, aux abords de l’entrée de l’établissement, jusqu’à 17h. Le dépouillement aura lieu par la suite au ministère du Travail, ce soir.

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