Aucune des quatre entreprises pour lesquelles Álvaro Sobrinho a requis une licence n’a encore démarré ses opérations. C’est ce qu’indique la Financial Services Commission dans un communiqué émis cet après-midi.

La raison : un récent article de presse datant du mois dernier font état d’une enquête en cours au niveau des autorités portugaises. Ces investigations auraient mis au jour une série de prêts non garantis octroyés par la défunte branche angolaise de la Banco Espirito Santo avec, au rang des bénéficiaires, des compagnies liées à Sobrinho.

De plus, le procureur qui avait ordonné la fermeture d’une dizaine de dossiers, dont celui de Sobrinho, a été arrêté le mois dernier. Assigné depuis à résidence, Orlando est soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin, entre autres délits.

La FSC cite des extraits d’un article publié, fin février, sur le site anticorruption Maka Angola.

A la lumière de ces éléments, les compagnies ASA Asset Management Ltd, ASA Fund, PASET Fund et Alvaro Sobrino Africa Ltd ne sont pas autorisées à démarrer leurs activités sans l’aval de la FSC.

Le régulateur précise dans son communiqué que toutes les procédures et vérifications ont été respectées dans le traitement des applications pour ces licences.

La FSC avait d’ailleurs requis une « enhanced due diligence » sur la personne d’Álvaro Sobrinho suite à ses ennuis judiciaires dans l’affaire Banco Espiroto Santo.

La Management Company avait alors fourni un résumé des procédures pénales concernant Sobrino en Angola et au Portugal, de même qu’une Notice of Clearance du Public Prosecution Service Attorney General’s Office.

La FSC a alors octroyé les licences. Avant de recevoir des informations concernant une enquête sur Sobrinho au Portugal pour blanchiment d’argent.

La compagnie avait alors soumis la traduction de la décision de la Cour d’appel de Lisbonne révoquant le gel des avoirs de Sobrinho.

Sudhir Sesungkur, ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers, a annoncée hier l’ouverture d’une enquête pour déterminer si les procédures ont été respectées à la FSC pour l’octroi d’une licence à l’une des compagnies de Sobrinho.

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