Les urnes ont parlé. Et alors que d’aucuns craignaient la scission au sein du Royaume uni, c’est le « non » qui l’a emporté. Environ 84,5 % d’Ecossais se sont fait entendre sur la question de l’indépendance pour leur nation. Et 55,3 % d’entre eux se sont prononcés contre.

Les sondages de ces derniers semaines prédisaient pourtant un résultat serré, avec un fort penchant pour le « oui ». Au final, le camp des unionistes s’est imposé dans 28 des 32 council areas, avec un total de 2 001 926 voix. Le camp des séparatistes ne s’avoue toutefois pas vaincu, car il a tout de même engrangé plus d’1,6 million de votes (44,7 %) lors de ce référendum.

Alex Salmond, First minister du gouvernement écossais, a déclaré tôt ce matin : « J’accepte le verdict des urnes et j’appelle tous les Ecossais à faire de même et à accepter la décision du peuple. » Le leader du Scottish National Party, également chef de file des séparatistes, a toutefois rappelé que « l’Ecosse attend que [les] engagements [pris] soient remplis rapidement ». Il est notamment question de pouvoirs élargis, de décentralisation et d’une plus grande autonomie pour l’Ecosse.

Tour d’horizon des Unes des médias d’aujourd’hui sur les résultats du référendum écossais.

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré, ce matin, que des réformes constitutionnelles ne seront toutefois pas à l’agenda avant les élections générales.

Avec ce référendum, indique Ed Milliband, leader de l’opposition britannique, l’Ecosse s’est prononcé en faveur du changement. « Nous savons que notre pays a besoin de changer dans sa façon d’être gouverné et pour qui », a déclaré le leader du Labour party. Un changement qui, dit-il ne concerne pas seulement le pays du kilt. « Nous tiendrons aussi compte du désir de changement à travers l’Angleterre, le Pays de Galles, tout le Royaume Uni », a soutenu Milliband.

Sources : Le Monde, The Guardian