C’est la deuxième nuit d’affilée que l’ancien Premier ministre passe ce samedi au Moka Detention Centre. Devant la Bail and Remand Court, la police a objecté à sa remise en liberté en début d’après-midi. Arguant que Navin Ramgoolam pourrait tenter de manipuler les preuves.

Un argument que l’avocat Gavin Glover a méthodiquement remis en cause. L’homme de loi a également critiqué la formulation qu’il juge approximative des charges provisoires logées par la police. Navin Ramgoolam répond d’une triple accusation de forgery, conspiracy et money laundering. Des délits en relation à une transaction immobilière effectuée entre Iqbal Mallam-Hasham et le groupe BAI.

Prenant la parole du box, le leader du Parti travailliste a précisé : « I have never and do not intend to interfere with any witness » avant de rappeler qu’il a répondu à « every request of the police ».  Samedi soir, quand la police lui posé une série de 91 questions, Navin Ramgoolam a gardé son droit au silence. Se contentant de consigner par écrit : « I wish to answer that I deny all the so called charges that have been put to ne just now. I state that there is not an iota of evidence against me ».

Pour Glover, si depuis trois mois Navin Ramgoolam a scrupuleusement suivi toutes les conditions de sa remise en liberté et n’a nullement interféré avec l’enquête de la police, il ne fera pas le contraire maintenant. Ce qui est une raison suffisante pour que la justice lui accorde sa liberté.

Les auditions d’aujourd’hui ayant débuté en retard et duré plus longtemps que prévu, la magistrate Navina Parsuramen a décidé de donner sa décision ce dimanche matin à 10h.

Une centaine de partisans du leader des travaillistes étaient présents aujourd’hui à la Bail and Remand Court en soutien à Navin Ramgoolam.