La «molécule qui défonce» dans un plant de gandia est le tétrahydrocannabinol, aussi dit THC. Alors que le cannabis sativa mauricien cultivé à l’air libre contient entre 9 et 11% de THC, le Forensic Science Laboratory (FSL) a découvert depuis quelque temps un phénomène inquiétant : des plants cultivé sous serre et saisis par l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) présentent un taux supérieur de THC. Soit 22%.

Ce taux fait penser aux experts de la police scientifique qu’ils doivent avoir affaire à des plants hybrides. Il est connu que certains cultivateurs produisent du skunk grâce au croisement du cannabis de la variété sativa avec la variété indica. Récemment, l’ADSU de la Western Division a investi une villa de La Gaulette et a découvert 19 pieds de cannabis d’une taille de 7 à 50 cm estimés à près de Rs 60 000 soupçonnés d’être du skunk.

L’une des variétés de gandia ayant un taux de THC le plus «high» et qui en vente sur le web est connue comme la White Russian. Elle-même est issue d’un croisement entre la variété AK-47 avec la White Widow. Un fort taux de THC, indiquent certaines études au niveau international, accélère le rythme cardiaque et altère les performances cognitives, entre autres.

La commission d’enquête sur les drogues a récemment évoqué la nécessité d’effectuer une étude sur le taux de THC contenu dans les plants de gandia mauriciens avant que son usage à titre médical ne soit considéré.