Elles semblent n’avoir pas fait preuve de bon sens. Une demi-douzaine de femmes ont été escroquées d’au moins Rs 750 000 depuis le début de l’année par un homme qui les a piégées à travers Facebook. Il se lie d’amitié avec elles sur le réseau social, engage la conversation, les appelle à l’occasion après s’être présenté comme étant une personne ayant une grosse fortune et déclare leur avoir  un cadeau par la poste qu’elles n’auront qu’à dédouanner.

L’escroc est ainsi parvenu à leur faire débourser de grosses sommes en leur faisant croire qu’il faut les remettre à un agent chargé de dédouaner le fameux cadeau. La dernière victime en date est une habitante de Curepipe âgée de 21 ans. Dans une plainte au Central Criminal Investigation Department (CCID) il y a quelques jours, elle explique qu’un homme se présentant comme un Ecossais a proposé de lui envoyer des bijoux.

La jeune femme a puisé Rs 280 000 dans ses économies pour les remettre à un certain William Basile, un soi-disant courtier maritime, pour prendre livraison du colis auprès de la Mauritius Revenue Authority (MRA). En mai dernier, une mère de famille d’une quarantaine d’années avait également saisi le CCID pour déplorer comment un « ami » qui disait être le directeur des Ressources humaines d’une grande société en Grande-Bretagne l’a soulagé d’une somme de Rs 45 000 roupies.

Dans cas précis, il se présentait comme un veuf qui élève seul une fille. Il prend ainsi des nouvelles des enfants de la mère de famille et propose de leur envoyer des cadeaux. Soit les mêmes jouets et autres matériels informatiques qu’il a offert à sa fille, disant être conscient que le coût de la vie est élevé à Maurice, étant lui-même un Mauricien ayant connu la galère. Il lui déclare alors qu’il va lui envoyer 35 000 livres sterlings, soit l’équivalent de Rs 1,6 million.

Même le mari de la dame n’a vu que du feu lorsque l’escroc annonce qu’un ami va entrer en contact avec elle pour les frais relatifs au dédouanement des « cadeaux ». Elle a déboursé Rs 15 000 pour des téléphones portables et le double pour des ordinateurs portable.

Le mari contacte quand même les services douanes et les montants réclamés paraissant «crédibles» et devant être versés sur deux comptes en banque, il ne voit rien de suspect. Lorsqu’il a découvert le pot-aux-roses, il a mené une enquête et découvert que les comptes bancaires sont ceux de deux habitantes de Goodlands et de Mahébourg. « Je pense qu’on a joué la malchance. Nous sommes de gens modestes et quand quelqu’un a proposé de nous faire un cadeau, nous l’avons cru, » déclare le mari qui critique cependant la propension des enquêteurs à faire des leçons de morale à sa femme.