Il est peut-être difficile pour des pilotes de voler dans un brouillard ou dans un smog. Mais ce n’est pas le cas des drones. Partant de ce constat, la Chine s’est donc tournée vers ces appareils.  A quelles fins ? Aider dans la lutte contre la pollution, et plus précisément en traquant les usines polluantes.

La couleur du smog indique déjà si le taux de pollution autorisé a été dépassé. Mais jusqu’ici, les efforts du ministère de la Protection de l’Environnement se heurtaient parfois à des responsables locaux. « Ils reconnaissent les inspecteurs du gouvernement central venus constater des infractions hors de Beijing », explique Yang Yipeng, porte-parole de ce ministère. « Les usines polluantes suspendent alors leurs productions et laissent peu de traces. »

Avec les drones, la collecte de preuves contre les contrevenants est donc facilitée, d’autant que ces appareils peuvent voler sans être détectés. Ils ont ainsi repérés et pris en photos des cheminées d’usine qui ne fonctionnaient pas avec des filtres, « ou encore d’autres dont s’échappaient des flammes… Et ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg ».

Introduits en 2012 après un investissement de 8 millions de yuans (environ Rs 39 millions), les drones permettent aussi de contrôler le taux de pollution suite à des accidents, et d’évaluer la performance des administrations régionales dans la lutte contre la pollution.

Source : www.salon.com