C’est le drame aérien le plus grave survenu sur le sol français depuis 1981. Un Airbus A320 de Germanwings s’est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence, ce mardi 24 mars. L’appareil assurait la liaison Barcelone-Düsseldorf. La région est difficile d’accès mais selon le secrétaire d’Etat aux Transports français et le président François Hollande, il n’y aurait aucun survivant.
L’avion transportait à son bord 150 personnes, dont 6 membres d’équipage, a indiqué Oliver Wagner, le patron de la compagnie allemande, filiale de Lufthansa. Dans un point de presse animé cet après-midi, le président François Hollande a indiqué que les victimes du vol 4U9525 étaient d’origine espagnole, allemande et « sans doute turque ». Un groupe d’une quinzaine d’enfants en faisait partie. Ils revenaient d’un voyage d’échange avec le Giola Institute de Catalogne.
Le roi Felipe VI d’Espagne, qui était aux côtés de François Hollande lors de sa brève allocution sur les marches de l’Elysée, a annulé la visite d’Etat qu’il devait entamer en France. La Chancelière allemande Angela Merkel, dans un message télévisé, a exprimé ses sympathies et son soutien aux proches des victimes et affirmé que le pays traverse un moment difficile. Merkel devrait se rendre sur les lieux du crash ce mercredi.
L’accident s’est produit, ce matin, près de la ville de Digne. Des débris de l’Airbus ont été repérés dans la région de Barcelonnette, à environ 2 000 kilomètres d’altitude. Tandis qu’une épaisse fumée noire a été aperçue par des skieurs. La direction de l’aviation civile a indiqué que l’appareil était en difficulté.
Un important dispositif de secours a été mobilisé, avec notamment le déploiement « d’un peloton de gendarmerie de haute-montagne », a déclaré le maire de Barcelonnette. Mais aussi la participation de 80 sapeurs-pompiers ainsi que le concours de l’armée de l’air et de terre, et la mobilisation d’une flotte d’hélicoptères.
A l’aéroport de Düsseldorf, une cellule d’aide psychologique a été mise en place pour soutenir les proches des victimes qui s’y rendent. A Barcelon également, les proches commencent à venir aux nouvelles.
Sources : The Mirror, Le Huffington Post, DW.de, International Business Times