C’est le PDG de Courts Asia Limited qui confirme l’intérêt que porte le groupe singapourien à la plus importante enseigne d’électroménager et d’ameublement local. « Nous croyons que l’île Maurice peut tirer parti de notre expertise régionale et des économies d’échelle dont nous bénéficions », indique Terry O’Connor en relevant que Maurice est le quatrième marché auquel s’intéresse Courts Asia, spécialisée elle aussi dans l’électroménager, l’informatique et les meubles.

L’exercice de reprise pourrait toutefois être plus compliqué qu’il n’y paraît. En effet, depuis décembre 2012, Iframac et Courts ont fusionné sous Iframac Ltd, afin de générer des économies d’échelle dans le cadre d’activités de gestion, de distribution et de la logistique de la nouvelle entité. Cependant, les acheteurs potentiels qui se sont manifestés dès les premiers jours de l’éclatement de l’affaire BAI ont le plus souvent jeté leur dévolu sur l’un ou l’autre des deux enseignes phares d’Iframac Ltd. Soit Courts avec son réseau de près de 30 magasins à Maurice et Rodrigues. Soit Iframac, concessionnaire de marques prestigieuses comme Mercedes, Peugeot et Mitsubishi. Des concessionnaires locaux, mais également d’autres groupes du privé, ont aussi exprimé de manière officieuse leur souhait de représenter un ou même plusieurs des marques d’Iframac à Maurice.

Le prestige des marques représentées par Iframac Ltd et ses parts de marché, comme dans le cas de Courts, font dire à certains observateurs que l’entreprise représente les « vrais joyaux de la couronne » du groupe BAI. Chose qu’a récusée le ministre Roshi Bhadain lors d’une conférence de presse ce vendredi. En faisant remarquer que l’entreprise souffre malgré tout de très grosses pertes opérationnelles.