Après l’interpellation de six employés de la Rodrigues Regional Assembly (RRA), hier, trois autres fonctionnaires devraient être arrêtés incessamment. Après enquête, la Commission anticorruption (ICAC) est, en effet, arrivée à la conclusion que neuf fonctionnaires, de trois différentes commissions de la RRA, n’ont pas respecté les dispositions de la Prevention of Corruption Act (POCA).

L’ICAC leur reproche d’avoir facilité l’obtention d’un contrat de gardiennage à une entreprise qui ne satisfaisait pourtant pas les critères d’un appel d’offres. Après étude du dossier de l’ICAC, le directeur des poursuites publiques a recommandé que les 9 suspects soient poursuivis en vertu de l’article 7 de la POCA : « Public Official using his office for gratification ».

Dès la fin de leur interrogatoire, hier, par les officiers du bureau de Rodrigues de l’ICAC, les 6 suspects ont été placés en état d’arrestation et immédiatement déférés devant la justice à Port-Mathurin. Ils ont tous pu recouvrer la liberté contre une caution individuelle de Rs 15 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

A l’ICAC, on se réjouit de ce développement à Rodrigues. Les habitants de l’île seraient lentement en train de prendre conscience du fait que des petits services apparemment anodins rendus par des fonctionnaires sont, en fait, des actes de corruption passibles de lourdes amendes et de peines d’emprisonnement.

C’est la deuxième fois que l’ICAC s’intéresse à la RRA. En septembre 2012, la Commission anticorruption avait obtenu la condamnation de l’ancien Chef Commissaire Johnson Roussety à trois mois de prison en vertu de l’article 9 de la POCA : «Influencing Public official ». L’appel de Johnson Roussety contre sa condamnation est entendu en ce moment par la Cour suprême.