«Le secret professionnel est reconnu comme un droit fondamental et le devoir de l’avocat.» La précision vient du Bar Council dans un communiqué aujourd’hui. Cela dans le sillage de la polémique autour des avis légaux dont a bénéficié l’ex-présidente de la République. Pravind Jugnauth avait indiqué, la semaine dernière, que la commission d’enquête qui sera instituée se penchera aussi sur ceux qui ont donné des avis légaux à Ameenah Gurib-Fakim.

Pour le Bar Council, entraîner un homme de loi à trahir la confidentialité nécessaire aux échanges avec son client «ne peut pas être dans l’intérêt public». «Toute tentative de diluer l’essence de la fonction de l’avocat et son droit fondamental au secret professionnel constituera un mauvais précédent», affirme le Conseil de l’ordre des avocats. Qui note, cependant, que ses membres peuvent faire l’objet d’une enquête.

Tout avocat peut intervenir dans le débat public, ajoute le Bar Council. A condition d’être objectif et rationnel. La précision vient du Bar Council. Qui précise dans le même communiqué, que cette prise de parole est soumise aux mêmes conditions que lorsque l’homme de loi représente un client.

Que prévoit le Code d’éthique des avocats ? Entre autres, que l’avocat doit avoir un comportement qui ne mette pas en doute la confiance en la profession légale ou lui fasse du tort. Il ne donne pas de conseil légal se faire bien voir ou à cause de pressions extérieures, au risque de violer son devoir envers son client et de jeter le discrédit sur la profession. L’homme de loi s’assure, par ailleurs, que son conseil à son client est avisé, clair, pratique et approprié aux besoins et circonstances du client.

Conseil légal à la présidente : Le Bar Council sur le secret professionnel et la confidentialité – 30 Mars… by ION News on Scribd