Barack Obama a, hier, de nouveau réitéré son appel pour un cessez-le-feu immédiat de la part du Hamas et de l’Etat israélien. Comme celle du président américain, de nombreuses voix s’élèvent sur le front diplomatique pour que cesse ce conflit armé qui a démarré il y a deux semaines.

Le Hamas a rejeté les propositions de l’Egypte pour un accord de trêve, alors qu’Israel les acceptées. Le mouvement islamiste palestinien argue ne pas avoir été consulté sur les termes. Et réclame notamment, par la voix de son leader Ismail Haniyeh, que soit levé le blocus imposé depuis 2006 par l’Egypte et les Etats-Unis sur la bande de Gaza. Nabil Al-Arabi, chef de la Ligue arabe, a lancé un appel au Hamas pour qu’il accepte néanmoins cette proposition de cessez-le-feu. Des officiels égyptiens ont indiqué que celle-ci pourrait être amendée.

Le secrétaire d’Etat US John Kerry, en Egypte depuis hier afin de soutenir les efforts diplomatiques pour arriver à un accord de trêve entre Israël et le Hamas, annoncé que les Etats-Unis fourniraient une aide humanitaire de 47 millions de dollars aux Palestiniens de la bande de Gaza.

De Doha où il a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, le secrétaire général de l’Onu a fait un appel pressant à l’Etat israélien pour qu’il fasse preuve de « la plus grande retenue ». Ban Ki-moon a souligné que « trop de gens innocents sont en train de mourir (…) [et] de vivre dans la peur ». Il devrait se rendre aujourd’hui, mardi 22 juillet, en Israël et à Ramallah, en Cisjordanie.

Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l’Onu a exprimé sa vive inquiétude « devant le nombre grandissant de victimes » et l’escalade des violences. Les 15 membres du Conseil ont demandé « un arrêt immédiat des hostilités », a déclaré l’ambassadeur ougandais à l’Onu Eugene Gasana.

L’association Médecins sans frontières note, pour sa part, que « sur le terrain, (…) ceux qui meurent sont des civils ». Le bilan des victimes ne cesse de grimper, deux semaines après le début des affrontements entre le Hamas et les forces palestiniennes. Selon les autorités à Gaza, l’hôpital d’Al-Aqsa a été touché hier, lundi 21 juillet, par des tirs israéliens, faisant 5 morts et quelque 70 blessés. C’est le quatrième hôpital à être touché. 28 membres d’une même famille ont également péri lors d’une attaque.

Ce dimanche 22 juillet a été le jour le plus sanglant jusqu’ici, avec 120 Palestiniens décédés à Chadjaiya et 13 soldats israéliens tués. Ainsi que sept autres « durant les dernières 24 heures », selon les autorités militaires israéliennes. Portant à 25 le nombre de soldats tués depuis qu’Israël a lancé son offensive terrestre en fin de semaine dernière.

Le ministère de la Santé fait état de plus de 550 Palestiniens tués et de plus de 3 350 blessés depuis le début du conflit armé, pour la plupart des civils. Le nombre de déplacés, indique l’agence onusienne en charge de venir en aide aux réfugiés palestiniens, s’élève à plus de 100 000. Un chiffre « deux fois supérieur à celui du dernier conflit en 2009 », a précisé un porte-parole de l’UNRWA.

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré avoir déjoué, hier, des tentatives de militants du Hamas de pénétrer sur le territoire israélien en passant par des tunnels. Lors des opérations hier, les troupes israéliennes affirment avoir découvert 43 points d’accès à 16 différents passages souterrains. Un porte-parole des FDI a aussi indiqué ne pouvoir écarter la possibilité qu’un soldat israélien ait été enlevé par le mouvement islamiste, malgré les démentis dimanche de l’ambassadeur israélien aux Nations unies.

Sources : The Guardian, Le Monde, Le HuffPost, Reuters

Photo (AP Photo/Adel Hana via HuffPost US) : L’offensive aérienne israélienne à Chadjaiya, dimanche.