Korn Ferry Hay Group assiste seulement la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) dans le cadre des négociations sur le Collective Agreement en cours devant la Commission de conciliation et de médiation (CCM). Le cabinet sud-africain ne procède pas à la révision des salaires et conditions de travail.  C’est l’assurance donnée par la direction de la CHCL, aujourd’hui en Cour suprême.

La Port-Louis Maritime Employees’ Association (PLMEA) avait saisi la justice, le mercredi 13 avril. Le syndicat souhaitait obtenir une injonction pour stopper les « négociations parallèles » que mènerait, selon lui, la CHCL par le biais de Korn Ferry Hay Group. Or, fait ressortir l’exécutif de la PLMEA, ce syndicat est le seul désigné à discuter au nom des salariés. Et patronat et syndicat tentent de trouver un terrain d’entente devant la Commission de conciliation et de médiation.

Suite à l’audience d’aujourd’hui, les deux parties sont tombées d’accord pour étendre d’un mois le délai des discussions en cours sur la révision salariale et des conditions de travail.

La PLMEA conteste toutefois les « consultations » sur les day-to-day operations que la CHCL dit mener auprès d’autres centrales syndicales. Arguant que les employés de la compagnie a désigné la PLMEA, lors des élections en 2014, sole negotiator et qu’elle est donc seule habilitée à les représenter, qu’ils en soient membres ou non.

L’affaire sera de nouveau entendue le 6 mai.

La priorité pour les travailleurs, soutient Ashok Ssubron, est désormais « de se mobiliser pour leur assemblée générale qui aura lieu aux Salines, le mardi 18 avril ». C’est lors de cette rencontre que « toute décision nécessaire », explique le négociateur de la PLMEA, pourra être prise à la lumière de cet engagement « important » de la CHCL en Cour suprême.

Subron dit également constater « une campagne de dénigrement » visant les travailleurs de la CHCL. Ces derniers, assure-t-il, « donneront la réplique en temps et lieu » à cette « tentative de remettre en question les droits syndicaux et de grève » des travailleurs.

Devant la CCM, hier, la CHCL a présenté ses contrepropositions sur la vingtaine de points en litige. La PLMEA ayant demandé du temps pour les étudier, les deux parties se représenteront devant la commission dans la matinée du 18 avril.

Par ailleurs, le syndicat reste mobilisé quant au cas d’Alain Edouard. S’il était question que son licenciement soit discuté lors de la réunion du conseil d’administration qui s’est tenue au matin du mercredi 13 avril, tel n’a toutefois pas été le cas, selon les membres de la PLMEA également directeurs élus du board. Sada Kistnen et Mohunlall Bhundoo avancent ainsi que Robert Pallamy a refusé d’écouter leurs arguments sur ce qu’ils estiment être un renvoi illégal. Le président du conseil d’administration les aurait même menacés de poursuites car ils contestent la décision du renvoi.

Ashok Subron, négociateur pour la PLMEA, a évoqué le cas Edouard avec le Premier ministre à l’issue de sa rencontre avec les syndicats dans le cadre des consultations prébudgétaires, ce 13 avril. Sir Anerood Jugnauth leur a promis une oreille attentive, soutient la PLMEA. Celle-ci réclame, depuis le limogeage d’Alain Edouard, l’intervention du Premier ministre et de Xavier Duval pour que le board de la CHCL considère de nouveau le cas du président de ce syndicat.

Photo : chcl.mu