Ils en discuteront dans l’heure qui suit. Syndicats et patronat se rencontreront, ce lundi 5 décembre, sous la présidence du ministre des Finances. La pomme de la discorde : le quantum à accorder en 2017 pour la compensation salariale.

La première réunion tripartite avait eu lieu la semaine dernière avec Soodesh Callichurn, ministre du Travail.

Depuis, les centrales syndicales ont eu l’occasion de soumettre leurs propositions. Celle, commune, de la National Trade Union Congress, la Mauritius Trade Union Congress, la Confédération syndicale de gauche, la All Workers Confederation et de la Confederation of Independent Trade Unions, est à deux volets.

Ce regroupement suggère une compensation uniforme de Rs 400 pour les employés du secteur public et privé. Une somme à laquelle il faudra rajouter Rs 200 de plus pour ceux dont la paie mensuelle est en dessous de Rs 14 000, considérés par ces syndicats comme le salaire minimal de référence.

La NTUC propose, en outre, que les bénéficiaires d’allocations sociales soient compensées à hauteur de Rs 600.

Ils rappellent que selon Statistics Mauritius, et en dépit des diverses compensations, les consommateurs ont subi une perte de pouvoir d’achat de Rs 1 228 depuis 2010.

La Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) ne rejoint pas ces mouvements syndicaux sur le quantum minimal proposé. Se basant sur le récent sondage que la CTSP a effectué, le panier de la ménagère coûte Rs 467 plus cher en novembre 2016 qu’à la même période, l’année dernière.

Cependant, fait ressortir Reeaz Chuttoo, « dans le fond, nous adoptons tous la même position ». Laquelle ? « Il n’est pas normal que l’on dise que l’inflation est à 1%. » Ce chiffre est contesté par le mouvement syndical. Et, dit le secrétaire général de la CTSP, s’applique aux rémunérations mensuelles de Rs 15 000 à monter, mais est plus élevé pour ceux qui touchent un salaire mensuel moindre.

Mais comme le soulignent Reeaz Chuttoo et ses confrères délégués syndicaux, il faudrait une « compensation de rattrapage » pour ceux qui se retrouvent au bas de l’échelle.

La Fédération des travailleurs unis propose, de son côté, un quantum de Rs 800. Ce qui, selon son président Atma Shanto, permettra de rétablir la justice sociale pour la classe ouvrière.

A combien auront droit les employés des secteurs privé et public à partir de janvier 2017 ? La réunion d’aujourd’hui devrait permettre d’y voir plus clair.

A suivre, notre reportage vidéo à l’issue de la réunion tripartite du jour.