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L’ex-présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim a démenti les versions des faits des avocats Yousuf Mohamed, Nadeem Hyderkhan et Gilbert Noël. Durant leurs auditions devant la commission d’enquête présidée par le Puisne Judge Asraf Cauhnye, ils ont unanimement déclaré qu’ils avaient averti Gurib-Fakim qu’il lui fallait consulter le Conseil des ministres afin d’instituer une commission d’enquête.

L’ex-présidente de la République, avant sa démission, voulait mettre sur pied une commission d’enquête présidée par sir Hamid Moollan pour faire la lumière sur l’affaire Platinum Card, soit la carte de crédit allouée à Gurib-Fakim par l’ONG gérée par Alvaro Sobrinho, Planet Earth Institute (PEI).

De retour en Cour suprême dans la matinée de ce 6 août, après l’audition du 24 juillet, Asraf Cauhnye a d’abord confrontée la scientifique aux propos du Senior Counsel Me Yusuf Mohamed. «Me Mohamed avait déclaré devant cette commission : ‘Tactically you can, legally you cannot’, et il a précisé que légalement vous ne pourriez pas. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?» a lancé le président de la commission à Gurib-Fakim. «Yes but tactically he said you can, he is a Senior Counsel after all», répond-elle.

Gurib-Fakim a démenti que Me Mohamed lui avait conseillé de consulter le Conseil des ministres. Elle a également contesté que le Senior Counsel l’avait informé qu’elle a violé la Constitution en publiant le communiqué qu’elle instituait une commission d’enquête avec comme président sir Hamid Moollan.

Le 16 mars 2018, a poursuivi Asraf Cauhnye, MGilbert Noël l’avez informée qu’après les modalités and conditions de la commission d’enquête Moollan, elle ne pourrait procéder sans l’aval de l’exécutif. «No such thing was mentioned», a répondu l’ex-présidente. Elle a aussi démenti que Me Noël l’avait informé qu’il avait des doutes sur certaines sections de la Commission of Inquiry Act.

Gurib-Fakim a de plus nié les propos de Me Nadeem Hyderkhan. Elle conteste que l’avocat lui avait recommandé de consulter le Conseil des ministres une fois les modalités de la commission mort-née prêtes.

En revanche, l’ex-présidente a indiqué n’avoir jamais mentionné son intention d’instituer une commission d’enquête au Head of Administration de la State House, Motichand Seebah. Ce dernier avait informé la commission qu’il avait appris la nouvelle dans la presse.

Pour le juge Caunhye, Gurib-Fakim aurait dû malgré tout solliciter un avis légal auprès de l’Attorney General ou même du Solicitor General, qui n’est pas un politicien. «Le contexte d’alors était différent, j’étais sous pression», a précisé l’ex-présidente de la République.

«Et pourquoi étiez-vous aussi catégorique pour instituer cette commission d’enquête ?» poursuit Asraf Cauhnye. «Mon relevé bancaire a été publié, il y avait tant allégations dans la presse», a déclaré Gurib-Fakim.

Lire la seconde partie de l’audition de ce mardi 6 août ici

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